Paris Match Belgique

Excellence belge : Cala Spirits, période faste pour le Calatino

Thierry Verhoeven a découvert avec bonheur le kumquat, ce petit agrume dont le nom signifie « orange d’or » en chinois. | © DR

I like Belgium

Après son Cala Kumquat Gin, le premier gin belge artisanal et non filtré à base de kumquats frais bio, la société vient de créer, pour cet été, un cocktail hors des sentiers battus.

 

Par Philippe Fiévet

Thierry Verhoeven est un incorrigible sentimental : c’est en contractant les deux premières lettres du prénom de ses filles Camille et Lauranne que ce Bruxellois de 57 ans a obtenu Cala, le nom de sa société de spiritueux. Après avoir travaillé successivement chez Bacardi Martini, Pernod Ricard et Bruggeman, il dirigea la distillerie de Biercée jusqu’à ce que celle-ci soit reprise par la Brasserie des Légendes en 2019.

C’était le moment ou jamais de lancer enfin sa propre marque d’alcool. Il jeta son dévolu sur le kumquat, ce petit agrume dont le nom signifie « orange d’or » en chinois et dont il avait découvert la saveur unique grâce au chocolatier belge Laurent Gerbaud. Il constituera la base de son premier produit, un gin bio non filtré de 40 degrés aux saveurs subtiles et originales. « Le fait qu’il soit non filtré lui octroie une grande originalité, puisque les vertus des huiles essentielles sont préservées. Cela lui donne une longueur en bouche et une rondeur exceptionnelles. Ce gin peut donc se boire pur, et je peux vous assurer que même les amateurs d’alcool brun l’apprécient énormément. »

Trois ans plus tard, cette année donc, suivent le Cala Kumquat Bitter et le Cala Kumquat Vodka, également à base d’ingrédients naturels et produits artisanalement en Belgique. « Notre bitter est un modèle du genre. Outre du sucre de canne, entrent dans sa composition des plantes comme la gentiane, la verveine, le gingembre et l’angélique. » Des noms qui chantent et ont donné l’idée au quinquagénaire de composer un cocktail spécial pour cet été, le « Calatino » : 5 cl de Cala Bitter auquel on ajoute 1 cl de jus de citron pressé, 10 cl de tonic, et le tour est joué !

 

Les breuvages Cala ont déjà conquis plusieurs grands restaurants belges, ainsi qu’un large éventail de cavistes en quête de produits d’exception. ©Cala

Notons que le Cala Bitter est composé à la distillerie Radermacher, située dans la commune de Raeren, dans les cantons de l’Est, tandis que le gin premium de la marque provient de la distillerie de Biercée. Les trois spiritueux sont diffusés sur le site www.cala-kumquat-spirits.com ou chez les cavistes, plus capables que tout autre de distiller… de précieux conseils ! Bien sûr, la production reste encore confidentielle. Néanmoins, Thierry Verhoeven songe déjà à la douce musique de l’exportation. « Nos premières palettes viennent de partir pour les États-Unis et les Caraïbes », explique-t-il, la licence pour le marché américain en poche. « Les retours s’annoncent excellents et nous envisageons à présent d’investir le marché espagnol. »

Il faut préciser que la péninsule ibérique fait partie de l’histoire de l’entreprise grâce à la Finca Bio Jara, propriété d’une Namuroise, Françoise Heidebroek, installée à Tarifa (sud de l’Andalousie). Cette ferme agricole familiale collabore en effet depuis quatre ans avec Cala Spirits en lui fournissant des kumquats certifiés bio, produits dans le plus strict respect de l’environnement et de la biodiversité.

Arrivés à la distillerie de Biercée, ils sont coupés dans un énorme hachoir et injectés dans une cuve en inox remplie d’alcool de grain neutre. La macération dure quelques semaines afin d’obtenir un maximum d’échanges entre le fruit et l’alcool et de développer au maximum le potentiel aromatique du mélange. Celui-ci passe ensuite dans des alambics Holstein à colonne en cuivre martelé, la Rolls en la matière !

Le distillat de kumquats est enfin placé dans d’autres cuves pour reposer durant deux ans en moyenne, bien plus que les six mois minimum. La société dispose de 4 000 litres qui seront utilisés au cours des prochaines années. « Dans notre gin, on peut identifier pas moins d’une douzaine d’ingrédients : les kumquats, bien sûr, mais aussi des baies de genévrier, des clous de girofle, du houblon, de l’orange, du citron et du distillat de cacao, sans oublier une pointe de malt et de houblon qui lui confèrent une légère pointe d’amertume. C’est aussi une façon d’adresser un clin d’œil à la Belgique. »

Résultat : des saveurs fraîches et un goût d’agrumes prononcé qui font du Cala Kumquat un vrai gin de dégustation. On comprend qu’il ait déjà conquis plusieurs grands restaurants belges ainsi qu’un large éventail de cavistes en quête de produits d’exception. Maintenant, c’est au tour du Calatino d’entrer dans la danse ! Mais avec modération…

 

CIM Internet