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Le 21 juillet de Salvatore Adamo : « Un menu pour la fête nationale ? Des moules ! »

Salvatore sera de retour en septembre avec deux dates déjà prévues à Bruxelles et à Liège. | © BELGA PHOTO LAURIE DIEFFEMBACQ

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Le chanteur belgo-sicilien s’est entretenu avec Paris Match Belgique quelques jours avant le 21 juillet, jour de fête nationale en Belgique. Il nous a parlé de la Brabançonne, de Bruxelles, de Belgitude, d’Arno, de moules…

Par Laurent Depré

A chaque fois, c’est un réel plaisir de rencontrer l’homme et l’artiste Salvatore Adamo. L’élégance que sa personne dégage est toujours aussi impressionnante à 78 ans. Comme la rencontre a eu lieu à Liège quelques jours de la fête nationale, nous lui avons demandé de jouer le jeu d’une interview noire-jaune-rouge. Salvatore s’y est prêté de main de maître.

ParisMatch.be : Salvatore, le 21 juillet est jour de fête nationale. Avez-vous déjà chanté officiellement la Brabançonne ?
Salvatore Adamo. J’ai du la chanter durant mes années d’école en groupe mais jamais en soliste. Comme tout le monde, on connaît la mélodie et on se souvient de la première strophe et après on a besoin d’aide… (Rires).

Vous pensez quoi en tant qu’artiste de cet hymne niveau musique et paroles ?
La Brabançonne est bien moins dangereuses que d’autres hymnes nationaux qui transpirent presque l’appel à la haine… C’est un texte de résistance. Ce qui en ces temps actuels est plutôt bienvenu. Vous m’aurez compris… »

Vos racines sont italiennes bien entendu mais quel est votre « belgitude » à vous ?
Au niveau artistique, tout d’abord, un certain surréalisme et un surréalisme certain ! C’est d’ailleurs un point commun avec la Sicile qui partage cet état d’esprit vous savez. Sauf qu’en Belgique, on doit se mettre sur la pointe des pieds pour passer la tête au-dessus des nuages bas. Je dirais aussi le sens de l’accueil dont ma famille et moi avons pu bénéficier il y a plusieurs décennies maintenant. Et cette bienveillance légendaire… Sans oublier l’humour !

Vous avez chanté dans nos trois langues nationales. Mais jamais en Bruxellois ? 
C’est vrai, vous avez raison. J’ai bien enregistré une chanson qui s’apelle « Bruxelles » ceci dit… Faites-moi une adaptation en Bruxellois d’une de mes chansons ! Je sais qu’il y en a eu une de « Vous permettez monsieur », je vais vous la retrouver !

Vous connaissez quelques mots de Bruxellois ?
Non, si ce n’est « Brol » comme le nom du premier album d’Angèle. Arno m’a souvent entraîné dans son refuge à L’Archiduc (Ndlr : bar au centre de Bruxelles) et nous avons passé du temps aussi à l’îlot sacré. Là, je pouvais ressentir ce qu’on appelle la « Bruxellitude » comme vous dites.

En général que faites-vous un 21 juillet si vous êtes en Belgique ?
Je fais la fête comme tout le monde ! Il m’est arrivé d’être à Saint-Tropez pour le 21 juillet. On m’a fait monter sur scène pour chanter vous pensez bien… (Rires)

Si vous deviez concocter un menu spécifiquement belge pour le 21 juillet, quel serait-il ?
Si le cadre n’était pas estival, je vous dirais le vol-au-vent que j’adore. Mais comme il fait chaud, on va partir sur un bon plat de moules de Zélande !

Vous avez parcouru le monde durant 50 ans, vous avez un souvenir particulier d’un jour de fête nationale ailleurs ?
« Au Japon, j’ai défilé en kimono et avec bandeau parmi des milliers de Japonais. J’ai même porté une pancarte et j’ai fracassé le dessus d’un tonneau de saké ! »

 

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