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Excellence belge : Scapa, le sens de l’héritage

Jupe longue en taffetas avec un imprimé tulipe exclusif et cardigan court en laine et cachemire. | © DR

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Fournisseur breveté de la Cour depuis trois ans, la célèbre marque de prêt-à-porter fondée par Arlette Van Oost dans les années 1970 n’a jamais désavoué son amour pour le goût anglais, dont elle s’inspire volontiers.


« J’ai toujours aimé la mode depuis que je suis toute petite et comme nous habitions dans les environs de Courtrai, nous allions volontiers, ma mère et moi, écumer les boutiques à Lille. C’est durant ces années de jeunesse que j’ai caressé l’idée d’avoir un jour ma propre marque. »

C’est pourtant l’Angleterre qui est la ligne d’horizon de la fondatrice de Scapa quand elle raconte son histoire, laquelle débute au Zoute en 1968 avec la boutique Miss Polly. « Nous étions l’une des premières à nous installer là-bas. À côté des grandes marques de vêtements, nous proposions nos propres tricots et pulls shetland, conçus dans des couleurs exclusives et fabriqués par des tricoteuses de l’île d’Orkney. »

Au cours des années 1980, la collection, qui a toujours privilégié la femme sans pour autant dédaigner la ligne homme, s’enrichit de vestes, de jupes, de manteaux et de costumes, toujours fortement inspirés par le goût anglais et taillés dans les tissus les plus fins en provenance d’Italie ou des îles Britanniques.

Le succès est tel que, peu à peu, la marque Scapa of Scotland, au nom trop connoté, devient Scapa. Les boutiques essaiment dans toute la Belgique. Aujourd’hui, on en compte dix-sept, auxquelles s’ajoutent celles de Rome, Paris, Zurich, Amsterdam et Maastricht. Soit vingt-deux au total, exclusivement dédiées à la marque, tandis que pas moins de 420 points de vente pour les collections Scapa et Scapa Home sont disséminés dans la plupart des villes européennes. Pas moins de 60 « corners » sont également établis au pays du Soleil levant, où la marque belge est particulièrement appréciée. « Les Japonais adorent à la fois la tradition, la qualité et l’authenticité. Avec Scapa, ils apprécient le fait qu’il y ait une histoire et un sens de l’héritage. »

 

Costume en laine et chemise en soie, dessin exclusif pour Scapa. ©DR

Les consommateurs belges partagent à l’évidence les mêmes goûts. Ils ont de plus la satisfaction d’être aux premières loges, puisque le siège social de la marque se situe à Anvers et qu’elle compose ses collections avec des stylistes issus de l’Académie royale des Beaux-Arts, dont le département mode est aujourd’hui l’un des plus réputés au monde.

Mais au fait, d’où vient le nom Scapa ? Arlette Van Oost sourit et explique que celui-ci trouve son origine dans la langue viking : « Il signifie “refuge” et est dérivé de la baie Scapa Flow, sur les îles Orkney. En fait, c’est un nom qui m’est venu parce que la mode Scapa est basée sur la nostalgie de l’Écosse, mais aussi parce qu’il exprime mon attirance pour les couleurs de la nature, riches et changeantes. Nos tissus sont naturels, constitués à 100 % de soie, de lin, de coton ou de mélanges dont les bases sont naturelles. »

Aujourd’hui, c’est évidemment la saison automne-hiver qui monopolise les esprits. La collection femmes – pas moins de 600 pièces – s’inspire de la nature et, une fois encore, de l’Écosse, avec une prédilection pour le vert et la couleur rhubarbe. Les chemisiers, blouses et robes jonglent avec les imprimés graphiques ou floraux. Les hommes, eux, bénéficient d’une collection de 180 pièces où les vestes en velours et les tweeds tiennent le haut du pavé, tandis que les manteaux affichent un goût marqué pour le marine et le camel.

S’y ajoutent quelques inspirations claniques. La fondatrice tient à rappeler que sa collection enfants est également bien développée, tout comme la collection de tissus d’ameublement pour les plaids, les nappes, les coussins et le linge de maison. « Nous travaillons de plus en plus avec des artistes qui sont devenus nos ambassadeurs ou nos ambassadrices comme la soprano internationale Elise Caluwaerts, la présentatrice de la télévision Ilse De Vi, le cavalier star du saut d’obstacles Kevin Jochems ou le joueur de hockey Alexander Hendrickx, médaille d’or aux Jeux olympiques du Japon », précise-t-elle encore.

 

Arlette Van Oost : « Nos tissus sont naturels, constitués à 100 % de soie, de lin, de coton ou de mélanges dont les bases sont naturelles. » © Hippo Foto – Dirk Caremans

Après la période du Covid, la marque qu’Arlette Van Oost dirige depuis plus de cinquante ans a rebondi de plus belle et entend bien continuer son expansion européenne. Avec, annonce-t-elle, le développement accru d’une ligne sportive qui entend bien relever de nouveaux défis.

 

« Les Japonais adorent à la fois la tradition, la qualité et l’authenticité. Avec Scapa, ils apprécient le fait qu’il y ait une histoire »

 

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