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Mosimann : « J’aurai tout le reste de ma vie pour vivre l’amour d’une femme »

Mosimann est partout et participe à de de nombreux albums de la chanson française : de Grand Corps Malade à Patrick Bruel ! | © DR

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De retour au château de la Star Academy version 2022, Mosimann revient également avec un nouveau single, « Dancing on my Own ». Il est aussi attendu sur le nouvel album de Patrick Bruel le 18 novembre.


Par Christian Marchand

Paris Match. Vous faites sensation avec une tournée et un album avec Grand Corps Malade, pour lequel vous avez mis sur pied dix duos avec des femmes. Une façon de confirmer que leur voix se libère ?
Mosimann. Oui et c’est essentiel. Cet album intitulé « Mesdames » leur rend hommage. Le mouvement #MeToo les a libérées. J’espère qu’il va s’amplifier. Les femmes ont souvent été victimes d’injustices. Aujourd’hui, elles le disent, elles le prouvent et elles ont raison de le faire savoir. Pour moi, elles sont les plus fortes, nettement plus fortes que les hommes, en tout cas. Ce sont elles, le « sexe fort » ! Comme dit le dicton, derrière chaque grand homme se cache une femme. C’est bien la vérité. Personnellement, je ne suis entouré que de voix féminines. Ma manager est une femme. Mes productrices aussi.

À propos, vous êtes toujours célibataire ? Votre métier est trop envahissant ?
Non, parce que je l’ai choisi. Ma vie me convient parfaitement. Sans mon métier, je n’aurais pas cette joie qui m’anime et me donne des ailes. L’amour du public est tellement fort ! J’aurai tout le reste de ma vie pour vivre l’amour d’une femme.

Alors, la bague au doigt n’est pas pour demain ?
Pas encore. Pour le moment, c’est juste le micro à la main. Mais je ne me fixe aucune limite pour conquérir un cœur solitaire (rires) !

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Vous qui voyagez dans le monde entier, quel regard portez-vous sur notre monde et société actuels ?
Il faut bien l’avouer, ils font peur. Je préfère d’ailleurs ne pas trop en parler, car cela me fiche le cafard. Je suis plutôt cartésien, je vis au jour le jour. Par contre, cela m’angoisserait très fort d’apprendre qu’un de mes proches est malade. Pour revenir à votre question, je suis végétarien depuis trois ans. Je mène philosophiquement une autre vie. J’ai découvert comment on traitait les animaux dans les abattoirs, comment on nous mentait, aussi. Donc, j’ai plutôt un regard triste sur cette société.

Des projets sur le feu ?
Après Forest National, mon Olympia le 5 novembre. C’est vraiment l’objectif d’une vie. Savez-vous qu’en Belgique, un bus est en train de se remplir pour assister au concert à Paris ? C’est dingue.

En plus de chanter, que faites-vous quand vous êtes chez nous ?
J’aime bien me balader dans les rues de Bruxelles. Pour tout vous avouer, la première chose que je fais lorsque je viens en Belgique, c’est aller manger une gaufre sur la Grand-Place. C’est mon rituel. Si je suis à Liège, je vais du côté de Spa pour sauter en parachute avec mes potes. Vers Mons, je vais chez mon pote Suarez pour proposer de jouer au golf. Voilà, à chaque région son originalité ! J’ai même appris l’accent liégeois. C’est ce qui fait la beauté de votre pays : la chaleur de l’accueil et les mille façons de nous recevoir. Un jour, comme je vous l’avais annoncé, j’habiterai chez vous.

Si vous aviez une baguette magique, avec quel artiste belge aimeriez-vous faire un duo sur scène ?
Jacques Brel pour sa poésie et ses émotions incroyables. Je pense aussi au Grand Jojo, pour le côté populaire et festif. Maintenant, j’adore Selah Sue. Si ça lui dit…

COUP DE FOUDRE

©DRGrand Corps Malade et Mosimann se produisaient à Forest National, ce 3 novembre, sur la lancée de « Mesdames ». Un album composé de dix duos avec Véronique Sanson, Louane, Suzane, Camille Lellouche, Laura Smet, Julie et Camille Berthollet, mais aussi Manon, Amuse-Bouche et Alicia. Avec trois musiciens dont Mosimann, Grand Corps Malade nous emmène dans son univers engagé, parfois grave, parfois drôle, toujours poétique.

« Sur scène, il est juste grandiose », explique Mosimann, directeur musical du concert, accompagnant chant, DJ et responsable des claviers et des percussions. Chef d’orchestre, en somme ! « Ça a été un vrai coup de foudre entre nous. Comme si nous nous étions connus dans une autre vie. Comme si nous n’avions attendu que ce moment pour faire de la musique ensemble. Rien n’était pourtant prévu, ni la rencontre, ni l’album, ni le succès. Lorsqu’on s’est vus et qu’on a imaginé un album de slam avec des duos de voix, on n’a jamais pensé que, deux ans plus tard, nous en aurions vendu plus de 600 000 ! »

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