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À la Brafa Art Fair, un Rubens redécouvert

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La chasse au cerf par Diane et ses nymphes.

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C’est toujours un moment d’intense émotion d’acquérir un tableau pour lequel on ressent un véritable coup de cœur… fortiori lorsque celui-se se révèle être l’œuvre d’un grand maître ! C’est ce qui est arrivé au marchand d’art Klaas Muller qui le présente à la Brafa.

De dimensions imposantes (155 x 199 cm), cette huile sur toile relativement peu connue –si ce n’est sur photo- et attribuée alors à Théodore Van Thulden a été repérée par Klaas Muller en 2015, à Paris, lors d’une vente aux enchères. Touché par la qualité de l’œuvre, il l’achète et la fait analyser par Arnout Balis, spécialiste de la peinture flamande et célèbre expert de Rubens. Et là, c’est LA révélation. Celui-ci établit après une analyse en profondeur que les personnages sont sans conteste de la main de Rubens qui s’est très probablement entouré de Paul De Vos pour les animaux et Jan Wildens pour les paysages, deux maîtres avec lesquels il collaborait très souvent. Daté entre 1635 et 1640, ce tableau exécuté à la fin de sa vie est typique du style lyrique qu’il adopte à ce moment-là avec une touche picturale plus aérienne et une prédilection pour les coloris plus pâles.

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Mystérieuse paire

« La chasse au cerf par Diane et ses nymphes » allait de pair avec une « Chasse au sanglier calédonienne » peinte par Rubens et Frans Snyders qui a disparu depuis. Ils pourraient avoir été commandés par Gian Francesco Guido di Bagno, nonce papal aux Pays-Bas et parent de Rubens. Les scènes de chasse étaient habituellement destinées à orner les pavillons qui lui étaient dévolus et bénéficiaient alors d’un grand prestige.

Après restauration, un certain nombre de pentimenti, autrement dit des améliorations apportées par l’artiste à l’esquisse originale pendant la réalisation de la composition -, sont apparus à la surface. Invisibles à l’œil nu, ils sont révélés par des réactions chimiques de la peinture ou grâce à des technologies modernes pointues. Ici, c’est l’utilisation de la lumière infrarouge qui a dévoilé ces modifications. Il est extrêmement rare aujourd’hui de trouver sur le marché d’authentiques tableaux de Rubens surtout de ces dimensions et de cette qualité ce qui rend la découverte spectaculaire d’autant que l’œuvre est dans un état de conservation impeccable.

Klaas Muller, stand 104c
T. +32 (0) 478 38 18 29 – muller.antiques@skynet.be

Pour plus d’informations sur la foire d’art, direction leur site web.

Retrouvez notre supplément « BRAFA » dans le Paris Match Belgique du 25 janvier et en ligne.

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