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Frédéric Dienfenthal, la sincérité du conteur

Frédéric Diefenthal | © ©DR

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La révélation du film « Taxi » se partage, depuis de nombreuses années, entre cinéma, télévision et théâtre. Pour sa première participation en tant que Héraut de l’Ommegang, ce futur papa compte bien ravir le public belge qu’il apprécie tant.

Paris-Match. Comment concevez-vous ce rôle de Passeur de messages ?
Frédéric Diefenthal. Un comédien est aussi un conteur, je le vois comme un des aspects de mon métier. Il s’agit toujours d’interpréter un personnage, cette proposition me semblait donc assez cohérente. Mais j’ai été très agréablement surpris que la Belgique me fasse un tel honneur. On m’a envoyé pas mal de documentation afin de me préparer au mieux, je vais donc découvrir les éditions précédentes. Je me rends compte de la grandeur de l’événement que, j’avoue, je ne connaissais pas. Pourtant, il me semble avoir assisté à quelques préparatifs sur la Grand-Place durant un de mes tournages à Bruxelles. De toute façon, j’aime beaucoup votre pays peuplé de gens éminemment sympathiques et cultivés. Entre cinéma et théâtre, je suis souvent venu chez vous.

Impatient d’enfiler votre costume ?
J’ai hâte de le découvrir. J’ai dû donner mes mensurations et je l’endosserai lors de mon arrivée. Chaque personnage a sa singularité et je l’aborde comme tel.

Êtes-vous un passionné d’histoire ?
Je suis surtout curieux et reste persuadé que pour mieux comprendre le présent, et aborder l’avenir, il vaut mieux connaître son passé. Je suis loin d’être un nostalgique mais étudier le passé me permet de mieux appréhender les arts en général, les peuples, la société, la politique… J’avoue, je n’égale pas la science de Lorant Deutsch !

Un comédien ne doit jamais en faire trop.

Le rôle de Héraut nécessite-t-il une éloquence particulière ?
Je devrai faire attention à incarner ce héraut avec naturel, sans déclamer à outrance. Un comédien ne doit jamais en faire trop. Mais faire preuve d’une diction quasi parfaite est la moindre des choses quand on se donne en spectacle. Je serai en tout cas « habité » par mon rôle. De plus, il y aura une invitée exceptionnelle, Annie Cordy. J’ai beaucoup de respect pour elle et j’ai eu l’occasion de la rencontrer plusieurs fois. Une grande dame à la carrière incroyable, notamment comme actrice et artiste de music-hall. Il y a chez elle un grain de folie qui nous fait du bien. Je pense aussi qu’elle appartient à une génération où les gens se lâchaient plus librement. Et puis, la sincérité, c’est irremplaçable.

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Vous reverra-t-on bientôt à l’écran ?
Je termine le tournage d’un téléfilm « Les Fantômes du Havre » pour France 3. Plusieurs autres projets sont en préparation à la rentrée, au cinéma ou au théâtre. Mais j’ai surtout une actualité familiale qui m’accapare beaucoup. Pendant les deux mois qui viennent, mon bébé sera ma priorité.

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