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Acné : Quand les boutons nous font tomber en dépression

Image d'illustration. | © Flickr : Ged Carroll

Beauté et bien-être

Une nouvelle étude démontre que les personnes souffrant d’acné sont exposées à un risque accru de dépression.

 

Toute personne ayant déjà lutté avec les imperfections de sa peau – qu’elles résultent de problèmes de santé ou d’un déséquilibre hormonal – sait parfaitement que l’acné n’a rien de gai. Dérangeant, frustrant et parfois même douloureux, les remèdes pour le soigner sont rares et manquent souvent d’efficacité. Avec de l’acné, difficile donc d’être vraiment bien dans sa peau.

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Une récente étude vient d’ailleurs tout justement de le démontrer. Conduite par des chercheurs de l’université de Calgary au Canada, le rapport publié dans le British Journal of Dermatology démontre comment les personnes souffrant d’acné sont plus susceptibles de tomber en dépression. Ainsi, les personnes concernées par ces troubles de la peau présenteraient un risque significativement accru de dépression majeure, et ce dans les cinq années suivant le diagnostic.

Un risque à prendre au sérieux

Si la nouvelle n’apparaît pas comme une surprise, elle attire l’attention sur les risques et les précautions à prendre face à cette affection cutanée qui touche principalement les adolescents. Maladie de peau et maladie mentale auraient donc un lien très important « à prendre au sérieux »a déclaré l’auteur principal de la recherche, Mme Isabelle Vallerand, de l’Université de Calgary, au Canada. « Cela montre à quel point notre peau peut avoir un impact sur notre santé, la santé mentale globale », a-t-elle ajouté.

Moins risqué au fil des années

Les chercheurs se sont appuyés sur une base de données britannique répertoriant 134 427 personnes atteintes d’acné et 1 731 608 non-atteintes suivies pendant quinze ans. La plupart avaient moins de 19 ans au début de l’étude, mais tous (hommes et femmes confondus) étaient âgés de 7 à 50 ans. Parmi les personnes souffrantes d’acné, 18% présentait le risque de développer une dépression importante, contre 12% pour les personnes non acnéiques. Un risque particulièrement élevé lors de la première année suivant le diagnostic, mais qui diminue au fil du temps, relève l’étude.

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Dès lors, conclut l’étude, il apparaît primordial au sein du corps médical de surveiller les patients souffrant d’acné et si besoin, prescrire les traitements nécessaires pour contrer la dépression.

 

 

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