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Chauve qui peut : quand la courge provoque la chute des cheveux

Image d'illustration | © Unsplash/Gemma Evans

Beauté et bien-être

L’histoire était saugrenue, jusqu’à ce qu’elle ne soit appuyée par un clinicien et une célèbre revue scientifique : les cucurbitactées peuvent être responsables d’une chute dramatique de cheveux, lorsqu’elles sont mangées trop mûres. 

Le récit initial, plutôt effrayant, est celui de Charlène, 30 ans. En décembre dernier, la jeune femme fait rôtir une courge butternut pour son diner. Mais après quelques bouchées seulement, le légume lui fait une désagréable impression : trop amer, raconte Le Parisien. Cette nuit-là, elle s’en rappelle comme la pire de toute sa vie : malade au possible, elle est victime d’insupportables maux de ventre, de « sueurs froides et des débuts d’hallucination. J’ai même perdu connaissance », se souvient-elle dans les colonnes du journal français.

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Si le lendemain, l’intoxication – qu’elle met sur le compte des excès des fêtes – n’est plus qu’un mauvais souvenir, une semaine plus tard, Charlène remarque d’anormales chutes de cheveux, comme après une chimiothérapie. Après un mois, « ils partaient comme si j’avais mis de la crème dépilatoire. Quand je les lavais, j’entendais un craquement, ils cassaient à ras ». Pour elle, tout est de la faute de son coiffeur, et d’une mousse achetée lors de sa dernière coupe, dont le jour coïncide avec « l’indigestion ».

La faute à la cucurbitacine

Ce n’est qu’après plusieurs mois, en lisant un article d’un dermatologue de l’hôpital parisien Saint-Louis qu’elle découvre la raison de cet enfer capillaire : la cucurbitacée, consommée trop mûre. Deux autres cas viennent appuyer celui de Charlène, tandis que le diagnostic fait désormais l’objet d’une publication dans la revue médicale Jama. « L’intoxication provoquant la chute de cheveux se produit avec des citrouilles, courges, courgettes qui sont particulièrement amères », explique le médecin au Parisien. Le responsable ? Un insecte, probablement une abeille, qui transmet à toute une culture de la cucurbitacine toxique.

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Fort heureusement, ses effets ne sont pas permanents : avec le temps, ils cessent et les cheveux de Charlène repoussent actuellement normalement. Si la malheureuse a décidé de ne plus manger de courge, il existe une technique pour éviter sa mésaventure capillaire : goûter un morceau de cucurbitacée crue. Trop amère ? C’est mauvais signe, et il vaut mieux se séparer du légume.

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