Les travailleurs belges en moyenne 6 ans plus vieux qu’ils ne le sont vraiment

Les travailleurs belges en moyenne 6 ans plus vieux qu’ils ne le sont vraiment

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Beauté et bien-être

Une étude menée par NN et le bureau d’étude indépendant Indiville révèle les conséquences d’un mode vie peu sain, notamment lié au travail, sur l’âge biologique des Belges.

Comme chaque année, l’assureur-vie NN (anciennement Delta Lloyd Life) s’est attelé à une tâche ardue et bien plus complexe qu’il n’y parait : sonder le bonheur des Belges, auprès de 1 900 actifs âgés de 20 à 65 ans. Et les résultats sont aussi déprimants qu’on l’imaginait : nos compatriotes sont épuisés, peu satisfaits de ce que leur rend leur employeur en termes de santé et bien « plus vieux » qu’ils ne devraient l’être.

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Six ans. Le Belge est en moyenne biologiquement 6,1 ans plus âgé que son âge réel. « L’âge biologique » des travailleurs interrogés a été calculé sur base d’un « score de mode de vie », soit une série de variables, « comme le fait d’avoir un mode de vie actif, une alimentation saine, le bien-être mental et des données sociodémographiques. Moins notre mode de vie est sain, plus le score sera élevé« , décrypte le rapport de l’étude. « Plus vieux plus jeunes » donc, ou la « pénible conséquence d’un mode de vie peu sain où la cigarette, le manque d’exercice physique, le manque de sommeil et un excès permanent de stress jouent un rôle prépondérant ».

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Une responsabilité de l’entreprise

Résultat étonnant, les CEO’s, cadres, entrepreneurs et indépendant se classent mieux que les autres travailleurs belges. La « chance » d’un meilleur mode de vie, qu’ils ne parviennent pour autant pas à traduire dans une politique de santé sur leur lieu de travail, ne permettant ainsi pas à leurs employés d’améliorer leur score par des actions conscientes et efficaces. En effet, seuls 21% des travailleurs estiment que leur direction prête une réelle attention à la santé au sein de leur entreprise.

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La professeur Annemans, professeur d’économie de la santé à l’UGent, explique pourtant que « des études sur le lieu de travail indiquent que l’absentéisme diminue jusqu’à deux tiers lorsque l’entreprise mise sur une meilleure santé physique, mentale et sociale de ses travailleurs. Tout le monde y trouve son intérêt, tant les travailleurs que les entreprises et l’ensemble de la société ». Une « nouvelle » responsabilité à nécessairement endosser, à l’heure où les burn-out et l’absentéisme assombrissent le monde du travail belge.

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