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Va-t-on bientôt pouvoir hiberner comme les ours ?

Des scientifiques cherchent activement à faire toute la lumière sur cette douce léthargie.

Image d'illustration. | © Unsplash

Beauté et bien-être

Dans le futur, ce phénomène pourrait ne plus être l’apanage de nos amis les animaux. 

Imaginez un peu : une grasse matinée qui durerait plusieurs mois pour échapper à l’hiver. On pourrait se réveiller à Noël, évidemment, puis on repartirait de plus belle jusqu’à ce que les températures remontent. Les ours appellent ça l’hibernation et cela pourrait bientôt être la réalité des humains. Dans un article du New York Times relayé par Slate, on apprend que des scientifiques cherchent activement à faire toute la lumière sur cette douce léthargie.

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D’abord, revenons sur les bases. Définie comme une hypothermie régulée, l’hibernation consiste à ralentir son rythme cardiaque et booster sa résistance à l’insuline – la quantité d’azote dans le sang monte en flèche – durant une période qui peut durer entre 150 et 215 jours. De plus, ce dodo paisible n’est jamais perturbé par l’envie d’aller au petit coin. Les auteurs de l’étude cherchent donc à savoir ce qui pourrait être le gène à l’origine d’un « déclencheur physiologique », nous dit Slate.

Unsplash / Amber Kipp

Ce qu’ils ont appris en étudiant de près six grizzlys, c’est que les muscles, eux, se portent comme un charme, car les cellules musculaires restent en éveil : les tissus adipeux (la graisse corporelle, NdlR) changent pendant l’hibernation et cette activité permet d’éviter toute atrophie. L’ours accueille donc le printemps délesté de sa bedaine, mais avec les muscles toujours aussi saillants.  Avec ce premier pas important, les scientifiques entretiennent l’espoir de pouvoir manipuler les cellules humaines pour parvenir au même résultat. Le but ? Nous faire hiberner lors de futures missions spatiales et faciliter les longs voyages à travers la galaxie. Pour la grasse mat’ à rallonge, on attendra donc encore un peu…

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