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Tout casser pour déstresser : la technique 100% destroy pour lâcher prise

En 2011, c'est à Dallas qu'est née la toute première "rage room". | © Flickr : Ashley Campbell

Beauté et bien-être

Casser, frapper, pulvériser et fracasser des objets pourrait s’avérer bien plus salutaire qu’on ne le pensait.

Quoi de mieux que casser des assiettes ou détruire un micro-onde à coups de batte de baseball pour se défouler après une rude journée ? Des États-Unis à la France en passant par le Japon, cette technique thérapeutique fait de plus en plus d’adeptes.

Libérer ses tensions en fracassant des objets, l’idée pourrait paraître incongrue. Pourtant, elle a su faire ses preuves par delà les frontières et séduire aussi bien les stressés que les névrosés. Si le concept brille d’un si grand succès, c’est qu’il est simple et bigrement efficace. Prenez une pièce, mettez-y tous types d’objets en fin de vie (réfrigérateurs, micro-ondes, vaisselle, ordinateurs, etc.), enfilez une combinaison, des lunettes, une paire de gants et lâchez-vous ; vous avez tous les droits ! Le but : libérer l’excès de tension qui sommeille en vous.

Destroy et lâcher prise

En France, l’entreprise « Déménage-moi » située à Rennes favorise aussi cette manière plutôt originale pour se défouler. Fracasser des assiettes, détruire un frigo à coups de masse ou encore un micro-onde avec une batte de baseball, ces « ateliers défouloirs » entendent bien lutter contre le stress du quotidien.

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L’entreprise bretonne de déménagement s’est associée à la sophrologue Jennifer Le Guen – spécialisée dans la gestion du stress – pour proposer ces ateliers défouloirs. Originaire du Japon, ce concept est « à la fois ludique et thérapeutique, les gens peuvent venir juste pour s’amuser ou briser les interdits. L’atelier est un exutoire, on cherche à expulser toutes ses tens ions et colères qui s’accumulent au fur et à mesure. Après avoir cassé des objets, les gens se sentent vidés et vraiment détendus », affirme-t-elle.

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Dépasser ses peurs et sa timidité

Ces séances durent entre une heure trente et deux heures et permettent de complètement lâcher prise. Les participants choisissent une série de quinze objets destinés à la casse. Ils y inscrivent au marqueur leurs frustrations avant de les détruire. Un box sécurisé au sein de l’entreprise est destiné à cette activité. Le tout dans une ambiance rock puisqu’une sono y est installée. Pour se détendre, l’atelier se termine par une séance de sophrologie.

Des choses se passent dans notre esprit pendant qu’on tape.

Accompagnée de six autres participants, Elora Towlson s’équipe d’un casque de moto et de gants avant de débuter. « Je suis venue voir si je pouvais dépasser ma timidité, mes peurs, et oser devant des gens faire ce genre de choses » explique la jeune femme âgée de 20 ans. Une expérience concluante mais épuisante pour la cavalière. « C’était très agréable mais physique. Des choses se passent dans notre esprit pendant qu’on tape. Je ne m’imaginais pas casser un frigo en arrivant et maintenant j’ai envie de recommencer ! ».

Photo : Peter Endig/DPA

Cathartique et bénéfique

Le phénomène du rage room ne date pas d’hier. En 2011, cette technique anti-stress avait notamment fait grand bruit à Dallas, où est née la toute première « anger room ». Contre une poignée de dollars, en toute légalité, vous avez le droit de tout pulvériser dans cette « chambre de la colère », du nain de jardin à la lampe de bureau.

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Assimilés à la catharsis d’Aristote, les effets de la rage room sont avant tout bénéfiques et amène à une purification de l’âme qui réduirait l’agressivité. La technique marche si bien que dans la famille Kardashian-West, le papa s’est même offert sa propre « rage room », son défouloir privé à lui. On en prendrait de la graine ?

– Avec Belga

 

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