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Slimane nous présente sa gamme de soins capillaires « Cousin.e.s »

Slimane : « La ligne évoluera avec moi, je ne me ferme à rien, je m’écoute ». | © Ismael Nebchi

Beauté et bien-être

Le chanteur et auteur étonne avec une double actualité. D’une part, son album Chroniques d’un Cupidon sorti en septembre. Et d’autre part, un projet inattendu, le lancement de sa gamme de soins capillaires « Cousin.e.s ». Avec pour point commun son attachement à sa famille, ses racines et l’envie de partager.

 

Slimane entrepreneur, d’aucuns seront surpris. Mais comme il le dit si bien, il a toujours été l’ambassadeur de ce qu’il ressent profondément. Et l’homme dont les disques s’arrachent par millions, que ce soit pour son propre répertoire ou pour celui d’autres artistes, fourmille plus que jamais d’idées et d’envies.

Paris Match. Quel a été le déclic pour lancer un tel projet ?
Slimane. Je porte en moi depuis longtemps un acquis culturel hérité de ma grand-mère, de ma mère et de mes tantes. Durant le confinement, l’envie de l’utiliser s’est concrétisée. Je fais du psoriasis depuis tout petit et ma mère a toujours eu l’habitude de me soigner grâce à l’huile de Nigelle. En l’appliquant sur mon crâne, je me suis rendu compte des effets bénéfiques que cette huile pouvait avoir au niveau capillaire. J’ai parlé à mon manager Mickaël Miro de ce sentiment de tenir une formule un peu magique. Très rapidement, nous avons eu contact avec la maison de parfum illustre Bogart afin de discuter d’une marque s’adressant au plus grand nombre tout en mettant en avant d’autres critères de beauté. Les tests de cette recette, somme toute familiale, se sont avérés particulièrement concluants. Après trois ans de recherches, je suis heureux de proposer cette gamme de produits, en-dehors de ma carrière musicale. « Cousin.e.s » n’est pas un projet de chanteur. Dès qu’on essaye de faire passer des émotions, le créatif s’exprime. Avec cette gamme, j’ai l’envie de toucher les gens comme avec ma musique.

L’idée de proposer une gamme de produits bio et non genrés s’est-elle imposée très vite ?
En ce qui concerne le bio, cela va de soi, le sujet n’est même plus un débat aujourd’hui. Quant au non-genre, il s’agit surtout d’inclusion. Je désire m’adresser aux hommes comme aux femmes mais aussi aux beautés auxquelles la cosmétique ne s’adresse pas souvent. En fait, nous ne voulons exclure personne, quel que soit le sexe ou le type de peau et de cheveux. D’où le nom de la marque, un terme chaleureux qui renvoie aussi à la famille, une valeur essentielle pour moi issu d’une famille nombreuse, mais aussi aux amis. « Cousin.e.s » c’est la tribu, les liens du sang et du cœur, la proximité. Nous sommes peut-être différents mais regardons ce qui nous rassemble plutôt que ce qui nous sépare. Et je trouve important que de proposer des cosmétiques sophistiqués tout en représentant les visages de la société d’aujourd’hui.

Avez-vous fait attention à ce que votre démarche soit cohérente avec votre carrière musicale ? Le partage, l’inclusion, l’amour sont vos thèmes de prédilection.
De toute façon, je suis sincère dans tout ce que j’entreprends. Et si un jour, je lance une ligne de vêtements, j’adopterai la même ligne directrice. Tel est mon chemin de vie, celui aussi de beaucoup de gens. Utiliser la lumière braquée sur moi pour avancer sur ce chemin m’apparaît bien plus intéressant que de l’employer de façon plus futile.

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©Ismael Nebchi

Ne plus s’interdire

Votre projet arrive alors que votre regard sur vous et les autres a changé. Osez-vous enfin affirmer votre image et vos goûts ?
Il s’agit en tout cas d’un projet qui me ressemble. Je suis quelqu’un d’assez instinctif et j’y vois l’occasion d’exprimer autrement ce que je suis. Bien sûr, mon album est sorti à la même période que ma ligne de cosmétiques. Avec le recul, je peux penser à un certain alignement cohérent des choses. On pourrait penser qu’un projet tel que celui-ci arrive parce que je suis plus serein et apaisé mais le contraire est vrai également. Créer une gamme de beauté et de soins m’aide sans doute à comprendre pourquoi je m’aimais moins avant et pousse à la réflexion. Quelles étaient mes références beauté ? Comment avancer ? Peut-être ai-je créé des produits que j’aurais voulu avoir quand j’étais plus jeune. Désormais j’ai franchi une étape, je me fais du bien et j’assume encore plus mes choix. C’est peut-être générationnel mais j’ai le sentiment qu’on s’interdit de moins en moins de choses. Et j’estime que j’ai le droit d’entreprendre, y compris dans des domaines différents. Chacun et chacune a le droit d’expérimenter, de rater, de recommencer et de réussir.

« Nous sommes peut-être différents mais regardons ce qui nous rassemble plutôt que ce qui nous sépare. »

Quelle est votre image de l’homme en 2022 ?
Dissocier le chemin des hommes de celui des femmes serait à mes yeux une erreur. L’être humain a besoin d’exprimer ce qu’il est, avec sa part de masculinité et de féminité et dans toute sa diversité. L’humain l’emporte sur le genre et je crois que les mentalités évoluent. Les gens évoquent souvent la force pour évoquer la masculinité. Or, je pense que la plus grande des forces est doser exprimer ses sentiments comme ses faiblesses. Une femme solide n’est pas spécialement virile et un homme qui pleure n’en est pas plus efféminé. Pour quelle raison la féminité serait-elle associée à la fragilité et à la beauté et la virilité à l’endurance ? La réalité actuelle est de pouvoir être entièrement qui on est. Et les hommes ont toujours pris soin d’eux. L’élégance masculine ne date pas d’aujourd’hui.

La fraternité, les sentiments, la famille sont des valeurs très présentes dans votre dernier album. Sont-elles au cœur même de votre sensibilité ?
La famille représente pour moi le socle d’une vie. Je peux considérer un ami comme un frère. C’est ce que j’exprime dans mon duo avec Claudio Capéo. Amel Bent a dit une phrase qui me ressemble : « Chez moi, il n’existe pas la case « amitié ». Soit je ne te connais pas, soit tu es de ma famille ». Nous avons tellement besoin de nous rassembler face à tout ce qui se passe dans le monde.

L’Amour est-il le seul garant qui peut nous sauver ? L’amour des autres, de votre public, de votre fille…
Les fois où je n’ai pas aimé correspondent aux périodes où j’étais le plus malheureux. Je me sentais comme incomplet. Seul l’amour, sous toutes ses formes, me pousse à accomplir des choses. C’est ce que je veux transmettre à ma fille, tout comme l’envie de faire, qu’elle soit ce qu’elle a envie d’être. Je veux qu’elle s’accomplisse, qu’elle ose entreprendre pour se réaliser, s’affirmer, rêver.

Un succès omniprésent, un auteur très demandé comme récemment par Christophe Willem, des concerts en 2023. Comment vous débrouillez-vous avec les compliments ?
Je les accepte avec plaisir mais ce n’est pas ce qui me nourrit. Je préfère la passion.

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Et si on dit que vous êtes beau et stylé ?
Pareil, je peux l’entendre car j’ai compris que la beauté n’est pas qu’une question d’esthétique mais a plutôt un rapport avec la lumière qui émane de nous. J’ai appris très tôt, dès les auditions de The Voice, à me tenir par la main et à croire en moi. Mais c’est à présent que je le réalise.

Trois soins haut de gamme

©DR

Cousin.e.s est la nouvelle gamme de soins capillaires initiée par Slimane à l’huile de Nigelle, appelée l’huile des pharaons, très nourrissante, purifiante, équilibrante, adoucissante et antioxydante. Idéal pour les cuirs chevelus sensibles et irrités et les chevelures bouclées et frisées, texturées ou tout simplement déshydratées. La ligne Cousin.e.s a bénéficié du savoir-faire du groupe français Bogart. Elle comprend trois soins : un shampoing, un baume et un élixir. Ils sont disponibles chez April et sur www.cousinescosmetics.com

Et le mot de la fin pour Slimane : « La ligne évoluera avec moi, je ne me ferme à rien, je m’écoute ».

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