Coloratura de Cartier, des bijoux qui font parler les couleurs du monde

Collier Kanaga : deux spinelles rose orangé (7,58 carats) et des boules spinelle y magnifient les tons fauves de l’Afrique. Diamants triangle (8,39 carats), shield, kite, taille baguette et brillant. | © Cartier

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Les nuances puissantes de l’Inde, les camaïeux subtils du Japon, les contrastes forts de l’Afrique, les tons chamarrés du folklore d’Europe de l’Est : la Haute Joaillerie Cartier fait parler les couleurs du monde. Jalonnées de pierres fines et précieuses…

Neuf bijoux extraordinaires pour explorer la diversité créative du monde. Et une guide, tout aussi exceptionnelle : Jacqueline Karachi, Directrice création Cartier Prestige. Sa carrière chez Cartier a débuté en 1982. Entrée en qualité de dessinatrice de bijoux, elle a longtemps fait partie des designers ‘Maison’ avant de veiller sur la destinée des collections de Haute Joaillerie.

Paris Match. Coloratura, c’est un voyage au cœur de la couleur ?
Jacqueline Karachi.
La collection se veut, en effet, une exploration sensorielle au cœur de la couleur. Elle explore également les traditions locales et célèbre le rapprochement des cultures dans un état d’esprit festif.

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Les pierres fines ont une large part dans ce périple : pourquoi ?
Parce qu’elles offrent des possibilités chromatiques impossibles à obtenir avec les ‘4 précieuses’ : rubis, saphir, émeraude, diamant. Avec les pierres fines, on a une palette à l’infini. Pourquoi s’en priver ? Le rose ultra nuancé des morganites (rehaussé d’opales à dominante rose et de saphirs roses) évoque merveilleusement la fête des cerisiers en fleurs au Japon. Tourmalines et opales s’associent en un camaïeu 3D de verts délicats qui rappelle les lanternes en papier d’Asie. Le rouge orangé très particulier, incroyablement intense, des spinelles rythme un collier… inspiré par les costumes de danse de la tribu des Dogons au Mali !

Jacqueline Karachi : « chez Cartier, on ne dévalorise jamais les pierres fines par rapport aux précieuses ».

Leur coût les rend-t-elles préférables aux pierres précieuses ?
L’aspect ‘coût’ ne joue pas : le prix des belles pierres fines flambe depuis des années. Chez Cartier, nous sélectionnons exclusivement des gemmes de grande valeur. C’est, bien sûr, le cas avec Coloratura où nous avons utilisé des spinelles très rares et une rubellite rouge feu de plus de 65 carats. Un rubis ne pourrait jamais atteindre cette taille-là ! Préférer les pierres fines, c’est donc juste une question d’impact visuel et esthétique. Un moyen d’atteindre davantage de démesure, côté couleurs et tailles XL.

Quels critères augmentent leur valeur ?
La rareté, la richesse et la profondeur des nuances, le ‘volume’ de la pierre fine et aussi, le fait qu’elle n’ait subi aucun traitement. L’éthique Cartier impose de refuser les gemmes chauffées dans le but d’attiser leur couleur. Il n’existe, par exemple, qu’un pourcentage infime de tanzanites non chauffées. Pour cette raison, Cartier ne les utilise pas.

Jusqu’où voyagez-vous pour trouver l’inspiration ?
Explorer et aller à la rencontre des cultures, c’est l’Adn Cartier. Néanmoins, tous les créatifs ne vont pas à la source des pierres : je voyage, pour ma part, dans les salons de pierres. Le monde entier y est au rendez-vous ! Avec nos acheteurs et experts, nous faisons notre marché dans les salons les plus importants : Hong Kong plusieurs fois l’an, Tuxon en Arizona, Las Vegas et Bâle.

De g. à dr. : Holi, la fête des poudres de couleur en Inde, se réincarne dans la bague Holika. Rarissime rubellite coussin de 15,05 carats, boules tourmaline bleue et chrysobéryl, diamants tailles carré et brillant. L’Asie au bout des doigts : bague Matsuri en platine. Tourmaline coussin de 26,20 carats, onyx et diamants taille brillant. cartier.com
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