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Dinh Van, le bijou intemporel à s’offrir à Noël : « Son style traverse les décennies »

Le Cube Diamant. | © DR

bijoux

Près de vingt ans après le départ de son fondateur, la maison de joaillerie poursuit son œuvre. Avec un maître-mot : grandir, encore et toujours. Par Nadia Salmi.

Il est loin, le temps où il n’y avait qu’une boutique à Paris. Quand Jean Dinh Van se lance en 1965, il installe son atelier place Gaillon. C’est le début d’une aventure qu’il veut belle et au goût du jour. Lui qui a appris le métier durant dix ans chez Cartier veut en effet s’affranchir des idées toutes faites en matière de luxe. Sa phrase d’alors – « J’avais touché le métal, une passion était née… J’aime l’or » – s’impose comme un mantra, une source d’inspiration pour inventer le reste. Au diable donc les parures, couronnes et diadèmes hérités du XIXe siècle et qui ne peuvent être portés qu’avec des tenues de grands couturiers, dans des occasions exceptionnelles.

« Ce qu’il a inventé est unique »

Là où les bagues étaient rondes, il les imagine carrées. Là où l’on cache le fermoir, il en fait le motif central d’un bijou… « Ce qu’il a inventé est unique », explique Murièle Jaskiewicz, responsable communication chez dinh van. « À 38 ans, il souhaitait accompagner le mouvement d’émancipation des femmes dans son art. Il a donc créé des bijoux complices du quotidien, faciles à porter. » Une révolution au niveau de la forme, mais aussi du fond.

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Car tout le monde est convié à la fête. Au début des années 70, il lance le premier bijou pour enfant avec la collection Mon Premier Diamant. Et sur la photo, ce n’est pas une petite fille, mais bien un petit garçon, qui pose avec un pendentif. « La force de dinh van tient à sa simplicité, mais dans le sens noble du terme. Son style traverse les décennies. C’est pour cela que nous séduisons toujours un large public. Nous sommes à la mode, voire au-dessus de la mode. Ce sont des bijoux intemporels. »

Un héritage qui va de l’avant

Aujourd’hui, le créateur n’est plus aux commandes, mais ses collections sont toujours là. Un tour de force que l’on doit aux actionnaires privés, qui ont racheté les parts de Jean Dinh Van en 1998. La transition se fait alors en douceur, car il reste conseiller artistique jusqu’en 2010, date à partir de laquelle une nouvelle page s’écrit. « Si le succès est toujours au rendez-vous, c’est parce qu’on est fidèle à son design, à sa manière de penser la joaillerie au quotidien. C’est le cas notamment du Cube Diamant, qu’il a dessiné en 1971 et qu’on a réinterprété. On continue à écrire la partition qu’il a composée aussi pour la collection Menottes, la plus emblématique. Notre souhait, c’est vraiment de rester identifiable en un coup d’œil. »

De g. à dr. : Collier flex Le Cube Diamant, grand modèle en or blanc et diamants, 13 500 €. La magnifique bague Pulse en or blanc et sertie de diamants, 3 700 €. Bracelet Menottes en or rose (2,8 g) avec une chaîne serpent en argent (4,4 g), 890 €.

De quoi expliquer la formidable expansion de cette maison de joaillerie : dix-sept boutiques en France et 200 filiales dans le monde. Et la Belgique n’est pas en reste, puisqu’elle est le deuxième marché après l’Hexagone. À l’heure actuelle, on compte trois boutiques à Bruxelles et quinze revendeurs dans le pays. Mais ce n’est pas tout : en décembre, un nouveau magasin ouvrira encore, à Dubaï. Ce sera le plus grand : 60 m dédiés au luxe minimaliste. La classe à l’international.

Plus d’infos: 54 place du Grand Sablon, 1000 Bruxelles 02 511 83 53 28 galerie du Roi, 1000 Bruxelles 02 512 03 96 Woluwe Shopping Center, 1200 Bruxelles 02 772 01 54 — dinhvan.com

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