Paris Match Belgique

L’univers de la joaillerie belge en six créatrices talentueuses

Six interviews "expresses" pour mieux faire connaissance avec cet univers scintillant ! | © DR

bijoux

C’est belge et ça brille ! Ces quelques créatrices mettent leur talent au service de l’or et des pierres.

 


Par Magali Eylenbosch

Kim Jacob

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Intuitive et moderne, Kim Jacob décline des collections qui lui ressemblent, pures et empreintes de créativité.

Paris Match. Vous avez toujours voulu être joaillière ?
Kim Jacob. Pas du tout ! Il se fait que lorsque je cherchais un bijou, souvent je ne trouvais pas ce qui me correspondait. Je me suis dit : « pourquoi ne pas créer ma propre marque ? » À l’époque je travaillais dans un bar et j’avais besoin de laisser parler ma créativité. J’ai décidé de suivre des cours et je me suis prise au jeu.

Si vous étiez une pierre, vous seriez…
Une tourmaline. Pour l’instant, c’est ma pierre préférée. On la trouve dans une belle palette de couleurs, dans toutes les tailles et pour tous les budgets. C’est moins classique que le diamant.

Quelle est la cliente type de Kim Jacob ?
J’ai des clientes de 17 ans, d’autres en ont 80. Ce sont des femmes qui aiment porter des bijoux un peu minimalistes. Elles ne sont pas bling bling. Mes pièces sont plutôt subtiles et sont là pous sublimer une femme pas pour la dissimuler.

Le bijou est le cadeau parfait pour Noël ?
Je l’espère en tout cas et je propose même de personnaliser certianes de mes pièces. C’est magique de porter un bijou exclusif !
www.kimjacobjewelry.com

Isabelle Lenfant

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Depuis ses bijoux sparadraps, la plus rock de nos créatrices nous séduit avec des pièces que l’on porte comme des talismans.

Paris Match. « IL » by Isabelle Lenfant, c’est…
Isabelle Lenfant. Ca conjugue à la fois le féminin et le masculin. Chacune de mes créations est accompagnée dans son étui de citations « panse-cœur » à l’image de leur symbolique.

Que représente un bijou à vos yeux ?
Il a une puissance symbolique, il est souvenir, présence, protection…. Il raconte une histoire, celle des personnes qui les portent, parfois celle des personnes qui les ont portés.

À quoi rêvez-vous ?
Je rêve que mes bijoux se portent comme une seconde peau. Qu’ils soient un peu comme une armure entre eux et l’extérieur.
www.i-l.be

Magali Tesch

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Pour elle, le bijou a une dimension romantique. Ses créations, à la fois intemporelles et élégantes vous accompagnent toute la vie.

Paris Match. La joaillerie, c’est une affaire de cœur…
Magali Tesch. Clairement et depuis toujours. C’est chaque fois de l’émotion pour moi lorsqu’une personne vient commander une pièce. C’est une démarche d’amour qui se cache derrière.

Si vous étiez une pierre, vous seriez…
Un diamant ! Pour sa résistance à tout, sa force, son éclat. Il continue toujours à sourire.

Si vous étiez un homme, quel bijou offririez-vous à une femme ?
Un solitaire. C’est ce qui symbolise le plus l’engagement éternel et c’est très simple. On peut le porter au quotidien et pendant toute la vie.

Tél. 0473.40.37.23

Fabienne Kriwin

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Paris Match. Qu’est-ce qui vous a amené à la joaillerie ?
Je viens du monde du textile et c’est une évolution naturelle. J’avais envie de travailler avec les pierres. Dans la mode, tout passe très vite. La joaillerie est intemporelle, pérenne, transmissible.

Si vous étiez une pierre, vous seriez ?
C’est difficile à dire, il y en a tellement que j’aime ! Je dirais l’aigue-marine. J’aime sa couleur et elle convient très bien aux personnes sensibles à qui elle apporte du réconfort. C’est une pierre exceptionnelle.

Pour Noël, le bijou est un cadeau parfait ?
Oui, bien sûr ! C’est un cadeau de célébration et j’imagine qu’il fait plaisir à chaque femme. C’est quelque chose que l’on garde dans le temps et ça, c’est magique !
www.fabiennekriwin.com

Mère & fille

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Ghislaine et sa fille Laurence-Marie ont créé leur marque en 2014. Elles travaillent en parfaite complémentarité. Ghislaine se charge de sélectionner et d’analyser les pierres. Laurence-Marie dessine les bagues, boucle d’oreilles, colliers et autres bracelets.

Paris Match. Est-ce évident de travailler à deux ?
Ça a étonné tout le monde au début. En général, les marques joaillières portent le nom de leurs créateurs. Nous, notre histoire a commencé à deux et nous ne portons pas le même nom de famille. Mais nous sommes « Mère & Fille ».

Si vous étiez une pierre, vous seriez…
Une alexandrite ! C’est une pierre rare qui change de couleur en fonction de la lumière. On dit d’elle que c’est une « émeraude de jour et un rubis de nuit ». Cette pierre représente bien l’univers de Mère et Fille, deux générations.

Vous travaillez beaucoup sur-mesure ?
On adore redonner vie à d’anciens bijoux en créant de nouvelles montures au goût du jour. Et puis, bien sûr, nous sommes à l’écoute du couple ou de l’amoureux(-se) à la recherche de LA pierre et du design unique, pour un bijou qui rappellera à tout jamais l’engagement.
www.mereetfille.be

Laurence Vandenborre

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Après des études de Management & Marketing, Laurence Vandeborre étudie la gemmologie au GIA (Gemological Institute of America). Pour elle, c’était une vocation qui, conjuguée au talent, fait toute la différence.

Paris Match. Etait-ce une évidence pour vous de vous lancer dans la joaillerie?
J’ai toujours été passionnée par les bijoux. Adolescente, je confectionnais déjà des bijoux très colorés avec les cristaux Swarovski que je vendais aux amies de ma maman et à ma grand-mère. L’envie de créer ma propre ligne se faisant de plus en plus ressentir, j’ai décidé, il y a 2 ans, de m’y consacrer à temps plein. Un rêve de jeune fille devenue réalité!

Si vous étiez une pierre, vous seriez…
Je serais une émeraude. C’est la pierre de mon mois de naissance (Mai). Elle est d’un vert intense, ma couleur préférée et c’est une pierre de caractère. Elle symbolise force et courage, des valeurs familiales qui me sont chères, surtout lorsqu’on lance sa propre entreprise.

Quel or est le plus tendance aujourd’hui ?
L’or jaune est intemporel et est très demandé par mes clientes entre 25 et 35 ans. L’or rose, un peu plus doux, est une alternative qui ressort très bien sur les peaux mates. L’or blanc reste une référence pour les bagues de fiançailles car il se mêle harmonieusement à la blancheur d’un joli diamant.
www.laurencevandenborre.com

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