Paris Match Belgique

Un potager intérieur : une tendance green et chic

De la verdure et de la nourriture même sans jardin ou terrasse.

Design et maison

Nichés au cœur des villes, cachés sur un coin de balcon ou dans la cuisine, les petits jardins de ville ont le vent en poupe. En mode Do-It-Yourself et eco-friendly.

 

Il y a ceux qui participent à un potager communautaire de quartier, ceux qui ont fait de leur jardin de ville ou cour intérieure un havre vert où se côtoient potagers en carré et plantations dans le sol. Et puis il y a ceux qui n’ont ni le temps ni l’espace pour jardiner. Fin de frustration pour ces jardiniers en appartement puisque le potager s’invite à présent dans les pièces de nos maisons. Voici l’abc du potager en pots.

Les 3 clés du succès

Avant de se lancer dans la réalisation d’un jardin luxuriant, il faut prendre en compte quelques règles élémentaires et aspects pratiques.

Tenir compte de la production par rapport à la consommation. En effet, un potager indoor doit avoir une taille raisonnable pour ne pas empiéter sur notre espace de vie mais également sur notre temps. Pas question donc de se retrouver à bêcher d’immenses potirons au milieu du salon. De plus, la récolte doit se limiter à nos besoins réels et n’être qu’un apport supplémentaire à notre alimentation quotidienne.

Changer régulièrement la situation des plantations en fonction de la luminosité et de la température. L’automne approchant et l’hiver qui pointe juste derrière, il faut anticiper les jours qui raccourcissent et le froid qui arrive. Des structures en pots permettent donc des déplacements plus faciles. On choisit une place où la lumière naturelle est fréquente et directe et on garde une température ambiante agréable.

Prendre soin des plantes de manière régulière et attentive. Un potager ne vit pas seul, il a besoin d’être entretenu au moins une à deux fois par semaine pour lui permettre de développer des plantes saines et de produire des légumes et des fruits en quantité.

Des bocaux d’aromates

Les plantes aromatiques fraîches sont un vrai plus dans une cuisine. Ciboulette, menthe, persil, romarin, … apportent une touche épicée aux plats du quotidien. On décide donc de planter ces herbes dans des jarres en verre ou des bocaux que l’on regroupe sur le plan de travail ou que l’on suspend près des ustensiles. Outre la praticité de les avoir à portée de main, on apprécie leur joli côté déco bio. Pour transvaser ces plantes, largement vendues dans le commerce, depuis leur godet en plastique vers les bocaux en verre, on utilise la terre existante, on écrase celle-ci délicatement pour libérer les racines sans les abîmer et on plonge le tout dans le bocal. Attention, ces herbes doivent être légèrement arrosées une fois par semaine (et si la terre est sèche uniquement) mais pas noyées car le bocal ne permet pas au trop plein d’eau de s’évacuer.

Des sacs de légumes

On choisit de grands sacs en toile de jute, de denim ou cirée pour planter des légumes plus imposants. La première étape est de doubler le sac avec une bâche en plastique pour éviter que l’eau ne s’infiltre à travers le tissu et ne fasse pourrir celui-ci, ou pire encore, qu’elle s’attaque au parquet. Ensuite, on rempli le sac au 2/3 de terre fraiche additionnée de terreau fertile. Et pour finir, on opte pour des produits rustiques tels que les liliacées (oignon et ail) et des légumes de petites tailles dits « miniatures » dans les jardineries comme les courgettes, aubergines, navets, pommes de terre grenaille, … On plante à une profondeur de 15 cm minimum et on arrose régulièrement jusqu’à ce que les premières feuilles apparaissent. Ensuite, on apporte de l’eau aux plantes en fonction de l’état de sécheresse de la terre.

Des fruits en conserves

On recycle les grandes boîtes de conserve en métal pour faire pousser les arbustes d’agrumes (citronnier et mandarinier), de fruits rouges (groseillier et framboisier) ou les plants de tomates. Ces pots en alu léger se révèlent extrêmement pratiques puisqu’ils sont facilement transportables et permettent ainsi de déplacer régulièrement les arbustes pour qu’ils soient toujours baignés de lumière naturelle. La constante luminosité est la principale exigence de ces plantes habituées au soleil du sud. Chaque semaine, on arrose généreusement le pied de la plante et on veille à enlever les feuilles excédantes ou jaunies pour que la sève puisse se concentrer sur le développement des fruits. Au retour du printemps, si l’arbuste a atteint une taille conséquente, on le transvase dans un grand pot en terre cuite pour lui donner la possibilité de grandir encore et de jouer un joli rôle de plante d’intérieur.

Des pots camouflés

On peut également garder les traditionnels pots en plastique ou en terre cuite mais leur installation dans la maison doit être repensée pour qu’ils s’intègrent joliment dans votre décoration.

Quelques idées de customisation pour donner un look déco aux petits pots :

    • On les réunit de manière désorganisée dans une grande caisse de vin (un beau millésime pour le prestige ou un nom amusant pour le côté décalé). Résultat, un petit jardin sauvage au pied du canapé.
    • On les dispose sur chaque échelon d’un escabeau que l’on place sous une armoire de la cuisine. Effet rustique et chic garanti.
    • On les peint avec des couleurs pop et on les pend côte à côte à des clous dans le mur comme des œuvres d’art naïf.
    • On les cercle de métal et on les visse sur une palette en bois de récup pour créer une sorte de mur végétal.

Prêt à Pousser, le kit malin pour mini jardin

Avec Lilo, faire pouser son propre basilic, sa menthe, ses mini-piments voire ses fleurs comestibles est réellement un jeu d’enfant. Un jeu d’enfant élégant car Lilo présente aussi bien qu’il est efficace. Trois récipients à remplir d’eau, un flotteur comprenant une pastille de terreau, des semences au choix, un peu d’engrais et des lampes LED permettent de faire pousser ses aromates n’importe où dans une cuisine. Petit plus : une application pour gérer sa plantation. Classe et pratique.

CIM Internet