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Le crossushi, ou quand la cuisine fusion va (beaucoup) trop loin

"Il est pas frais, mon croissant au poisson ?!" | © Facebook @ Nate & Rossi

Food et gastronomie

Si la cuisine fusion donne parfois lieu à de délicieux mariages, il arrive aussi qu’elle se perde en chemin. Par exemple, dans le cas du crossushi, curieux hybride franco-japonais qui sent le poisson, et pas forcément le frais. 

D’un côté, le croissant, demi-lune dorée à la délicate pâte feuilletée, star du petit-déjeuner et saint Graal des touristes en goguette dans la capitale française. De l’autre, le sushi, trésor national japonais dont la préparation dans les règles de l’art nécessite des années à maîtriser. L’un est sucré, l’autre salé, près de 10 000 kilomètres les séparent, sans compter qu’ils ne se dégustent pas aux mêmes moments de la journée; et pourtant, quelqu’un a eu l’idée de les combiner.

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Le résultat de leur union, le crossushi, réussit l’exploit d’être à la fois le rêve de tout Instagrammeur en quête de nouveauté et le cauchemar des gourmets au palais affûté. Après avoir mis au point le cruffin, hybride de croissant et de muffin, la chaîne de pâtisseries Mr. Holmes Bakehouse a en effet décidé d’intégrer aux ingrédients traditionnels du croissant saumon, algue nori, wasabi, gingembre et sauce soja. Ou comment couper l’appétit aux fins becs et provoquer la colère des pâtissiers et maîtres sushis.

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