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Cuisine asiatique : entre viet’, thaï et chinois, quelles différences ?

Dans les plats vietnamiens, il y a beaucoup de légumes | © Pexels

Food et gastronomie

Baguettes, soja ou sauce poisson, légumes, Yin et Yang, les cuisines asiatiques se distinguent que l’on soit face à un met  thaïlandais, chinois ou encore vietnamien.

Du poulet curry aux nouilles sautées, du canard laqué à la soupe Tomyum, chaque cuisine asiatique propose des codes et des saveurs bien à elle. Difficile parfois de percevoir les différences car en Occident, certains restaurants n’hésitent pas à mélanger plats vietnamiens, chinois ou encore thais. Par exemple, les nems, les beignets de crevettes ou les rouleaux de printemps ne sont pas chinois mais viennent en réalité du Vietnam.

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À tout seigneur tout honneur, la cuisine chinoise est « the » cuisine asiatique par excellence. Des plats pas toujours diététiques, plutôt gras même où doit se retrouver l’équilibre entre le Yin et Yang. Le Yin représente alors les aliments « féminins », comme les fruits et les légumes, et le Yang désigne plutôt les aliments « masculins », comme la viande, les fritures et les épices. Et en ce qui concerne les ingrédients utilisés : cacahuètes, ail, sauce soja ou tofu restent les principaux composants de la cuisine chinoise.

©vxla – célèbre plat chinois : le canard laqué

La star : la sauce de poisson

Au Vietnam, la cuisine se distingue par son abondance de légumes et sa sauce particulière. Les assiettes vietnamiennes explosent de saveurs épicées, proposant des plats relevés aux herbes aromatiques. Détail important : plus de sel au nord qu’au sud du pays. Les papilles qui préfèrent les recettes sucrées devront alors se rendre au sud. Exit la sauce soja, au Vietnam, la sauce de poissons (ou nuoc-mam) est la star. Mais attention, certaines recettes mélangent les deux, tel que le bœuf loc-lac. Enfin, grande incontournable de toute recette vietnamienne : le riz, consommé en grains ou sous forme de nouilles et de galettes.

©Guilhem Vellut – bœuf loc-lac

En Thaïlande, pas de baguettes

Dernière destination culinaire : la Thaïlande. Et qui dit spécialités thaï, dit « bouche en feu », surtout quand on en mange pour la première fois. La cuisine thaïlandaise est certainement plus pimentée que les cuisines précédentes. Outre l’élément piquant, on retrouve aussi des épices comme le curry, la citronnelle, le lait de coco, le gingembre ou le basilic. Bref, une infinie possibilité de mélanger les saveurs. Un important détail à soulever : les mets se dégustent, non pas avec des baguettes, comme en Chine et au Vietnam, mais bien avec une cuillère. Comme ingrédients-phares, on peut notamment citer les feuilles de bananier ou la pâte de crevettes, un condiment utilisé pour lier les sauces.

©Alpha – Soupe Tomyum aux légumes

Une fois ces différences assimilées, il restera à découvrir toutes les autres cuisines du continent asiatique car une des premières erreurs serait de considérer que la gastronomie asiatique se résume à ces trois cuisines traditionnelles. Par exemple, la cuisine coréenne que l’on peut découvrir avec le Dak-galbi un grand plat de légumes et de poulet sautés dans une sauce relevée, qu’on se passe à l’occasion des grands repas de famille et célébrations

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