Quand le Nutella est moins crémeux chez nos voisins d’Europe centrale

Quand le Nutella est moins crémeux chez nos voisins d’Europe centrale

Sur 22 produits testés, les Slovaques ont relevé de grandes différences de qualité dans dix cas. | © Belga

Food et gastronomie

La Slovaquie et la Hongrie dénoncent de grandes différences de qualité entre des aliments commercialisés en Europe centrale et ceux vendus ailleurs, même s’ils proviennent de la même marque. Ils ont encouragé l’Union européenne à dénoncer ce double standard jeudi, lors d’un sommet à Bruxelles.

Fin février, la Hongrie dénonçait une pâte à tartiner Nutella « moins crémeuse » qu’en Autriche, un Coca-Cola « moins riche, moins complexe » ou encore un chocolat en poudre Nesquick de Nestlé « plus harmonieux et intense » chez son voisin. Quant à la sauce carbonara de Knorr, elle ne contient aucun produit fromager contre trois en Autriche. La Slovaquie et la Hongrie estiment ainsi qu’à étiquette semblable, les aliments commercialisés en Europe centrale sont de moins bonne qualité que ceux proposés dans les autres pays.

La Slovaquie et la Hongrie ont dénoncé dans une note d’information transmise à leurs collègues européens, études à l’appui, le phénomène « grandissant » de la différence de qualité de produits alimentaires vendus sous le même nom et la même étiquette. Sur 22 produits testés, les Slovaques ont relevé de grandes différences de qualité dans dix cas — des produits laitiers, des boissons, un produit à base de poisson, un condiment, un dessert et un thé — et des différences plus légères dans trois produits à base de viande.

©JENS KALAENE/dpa

C’est la composition des produits qui est en cause, souvent une conséquence de l’utilisation d’ingrédients de moindre qualité et en général moins chers, comme le recours à des matières grasses issues de plantes plutôt que d’animaux, d’édulcorants plutôt que de sucre, d’arômes et de colorants plutôt que d’extraits de fruits. Le goût et la couleur des produits peuvent en être affectées.

L’Europe à la rescousse ?

Lundi 6 mars, à l’issue d’un conseil des 28 ministres de l’Agriculture, la commissaire européenne à la Consommation Vera Jourova avait invité tous les État membres à rassembler et transmettre des preuves pour que la Commission saisisse l’ampleur du problème et envisage une réponse. Mme Jourova a promis également de demander aux autorités supervisant la chaîne de production de s’atteler au problème.

Selon la déclaration de fin de sommet jeudi; 27 États  de l’Union (sauf la Pologne) ont salué le travail de la Commission sur le problème de la « double qualité des aliments sur le marché intérieur », en écho aux problèmes soulevés par des pays d’Europe centrale.

Avec Belga

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