Et si on mangeait deux fois plus de noix pour réduire la viande rouge ?

Et si on mangeait deux fois plus de noix pour réduire la viande rouge ?

Noix

Les protéines pourraient provenir de la consommation de volaille, de poisson, d'oeufs voire de noix en tout genre. | © Felix Mittermeier / Unsplash

Food et gastronomie

On le sait, c’est dans l’air du temps : pour la santé et pour la planète, on préconise de manger beaucoup moins de viande rouge que notre consommation actuelle. Le défi est de taille et on a du mal à abandonner ses 200 grammes de steak pour faire plus de place à la salade. Et puis, on ne sait jamais très bien par quoi remplacer sa viande.

 

Comment nourrir sainement dix milliards d’humains d’ici 2050 tout en préservant la planète ? En divisant par deux la consommation mondiale de viande rouge et de sucre et en doublant celle des fruits, des légumes et des noix, plaident jeudi des spécialistes, qui veulent une « transformation radicale » de nos habitudes alimentaires.

Pour protéger sa santé et l’environnement, il faudrait selon eux consommer chaque jour en moyenne 300 grammes de légumes (soit l’équivalent de trois carottes), 200 grammes de fruits (soit une pomme et demie), 200 grammes de graines entières (riz, blé, maïs, etc.), 250 grammes de lait entier (ou équivalent), mais seulement… 14 grammes de viande rouge, soit dix fois moins qu’un steak de taille classique. À défaut de viande rouge, les protéines pourraient provenir de la consommation de volaille (29 g), de poisson (28 g), d’oeufs (13 g) voire de noix en tout genre (50 g), préconisent ces experts dans un rapport coréalisé par la revue médicale The Lancet et l’ONG Fondation EAT.

Une menace pour le climat

Selon eux, un tel régime permettrait d’éviter environ « 11 millions de décès prématurés par an » dans le monde, soit un cinquième du nombre total de morts, alors que la population mondiale atteindra 10 milliards d’individus d’ici 2050.

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Il serait également bon pour la planète, puisque « la production alimentaire mondiale menace la stabilité de notre système climatique et (nos) écosystèmes ». « Les régimes alimentaires actuels poussent la Terre au-delà de ses limites et sont source de maladies: ils sont une menace à la fois pour les gens et pour la planète », écrivent les auteurs.

Fruits et légumes
Le régime prône de doubler sa consommation de fruits, légumes, légumineuses et noix. © Ja-Ma / Unsplash

Un régime adaptable

Ce rapport, qui a mobilisé pendant trois ans 37 experts de 16 pays, établit un « régime de santé planétaire ». Son but : garantir un « équilibre entre les besoins en matière de santé humaine et les impacts environnementaux ». « Cela ne signifie pas que la population mondiale devrait manger exactement le même ensemble d’aliments », soulignent les spécialistes. Plutôt que définir un régime unique, ils ont fixé des « fourchettes d’ingestions recommandées par groupes d’aliments ». Ce « régime complet » pourra être adapté localement selon « la culture, la géographie et la démographie ».

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Au niveau mondial, ce régime passe par « un doublement de la consommation d’aliments sains tels que les fruits, les légumes, les légumineuses et les noix ». À l’inverse, il faut « réduire de plus de 50% la consommation d’aliments moins sains, tels que les sucres ajoutés (par exemple dans les sodas, NDLR) et la viande rouge », et éviter les aliments hautement transformés.

Avec Belga

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