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Les Meilleurs de l’année 2018 : Euphrasie Mbamba, « Ma terre d’adoption est celle du chocolat »

Vidéo Food et gastronomie

C’est la Camerounaise Euphrasie Mbamba qui a remporté le plus grand nombre de suffrages pour ses chocolats délicats, à partir de fèves de cacao issues de la propriété familiale.

Elle avait choisi les langues avant de se consacrer à celle, plus universelle, du chocolat. Euphrasie Mbamba apporte avec elle des effluves venus de Madagascar et du Cameroun, là où la plantation familiale lui assure une authenticité des provenances. Après avoir suivi plusieurs formations au Cefor et chez Callebaut, elle se lance dans l’aventure en se fiant à sa bonne étoile. Celle-ci a le goût des baies de goji, du jasmin et du gingembre, des pralines métissées qui ont brillé au firmament du salon du Chocolat de Bruxelles en 2016 avec deux médailles d’argent et de bronze. Sacrée, l’année suivante, meilleure artisane de l’année 2017 par la Vitrine de l’Artisan, voilà que même les guides gastronomique y vont de leur couplet, à l’instar du Gault et Millau qui l’a désignée « Chocolatier de l’année 2019 ».

Depuis, l’égérie de la fève de cacao a réalisé son rêve en ouvrant, à Ciney et à Rochefort, ses deux premiers magasins baptisés Sigoji, contraction des prénoms de ses enfants, Siméon et Ugo, et de la fameuse baie magique qui lui a ouvert les portes du chocolat de luxe. « J’adore, confie-t-elle, me réveiller aux aurores pendant que mes petits bouts dorment encore, entrer dans mon atelier, et me laissent imprégner par les odeurs de chocolat. Alors, je ferme les yeux et retrouve mon enfance. » En se confiant à Paris Match, Euphrasie s’est dite très étonnée de l’ampleur de son succès en Belgique : « C’est ma cinquième année ici, et j’en suis d’autant plus ravie que ma terre d’adoption est celle du chocolat ; on a donc affaire à de fins connaisseurs ! » Dans ses pralines 100% chocolat noir où domine le goût du fruit, Euphrasie déclare y mettre toutes ses émotions, des émotions manifestement perçues par une clientèle assidue, à Ciney et à Rochefort, mais aussi par de grands chefs étoilés, comme Eric et Tristan Martin du restaurant Lemonnier, à Lavaux-St-Anne.

Plus d’informations sur sigoji.be

Le Parrain : Pascal Devalkeneer, phase avec ses valeurs

Défenseur ardent de la cuisine de l’instant et de l’agriculture biologique, Pascal Devalkeneer est l’artisan doublement étoilé d’une cuisine des sens, entre tradition et avant-gardisme. Depuis ce jour de 1999 où il s’est installé au Chalet de la Forêt, en forêt de Soignes, son chemin ne cesse de croiser celui de petits producteurs, d’appellations contrôlées, de pêches de proximité et de produits parmi les plus nobles. Comme il le dit lui-même, sa cuisine vibre avec le monde qui l’entoure, les hasards de la vie et les rencontres. C’est dire s’il n’a pas éprouvé la moindre difficulté à retenir le nom des quatre finalistes qui répondaient aux critères les plus déterminants à ses yeux, à savoir le talent, la jeunesse et la détermination.

A cet égard, Pascal Devalkeneer avoue une sympathie particulière vis-à-vis de Stefan Jacobs dont il salue le courage et la capacité de se remettre en question. Jean-Marie Bucuni fait aussi partie des nombreux cuisiniers dont il a personnellement croisé la route, au Chalet de la Forêt : « Même si nous n’avons pas réussi alors à nous accorder, regrette-t-il, je reconnais en lui un véritable talent, d’autant plus louable qu’il s’est fait tout seul, en dépit de ses problèmes de santé. » Cette cuvée 2018 a, en tout cas, mis à l’honneur la diversité des talents et des origines. Quant au triomphe d’Euphrasie Mamba, celui-ci illustre à quel point le bouche à oreille demeure, envers et contre tout, la voie royale du succès.

Plus d’informations sur www.lechaletdelaforet.be

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