Wolfgang Puck, chef star des cuisines des Oscars

Wolfgang Puck

Au fil des ans, le chef a mis au point les grands classiques qui remportent toujours un vif succès auprès des 1 500 invités de marque de la cérémonie hollywoodienne. | © VALERIE MACON / AFP

Food et gastronomie

Pour la 25ème année consécutive, le chef autrichien Wolfgang Puck sera aux fourneaux du Governors Ball. Épaulé par pas moins de 850 cuisiniers et serveurs, la star des cuisines met les petits plats dans les grands pour les 91 ans des Oscars.

 

Oscars au saumon fumé et caviar, agnolottis à la truffe noire, statuettes en chocolat dorées à l’or fin : aux commandes des cuisines des Oscars, le chef austro-américain Wolfgang Puck connaît sur le bout des doigts les goût des stars qui se pressent dans la plus prestigieuse soirée de Hollywood. « On s’occupe des Oscars depuis 25 ans, c’est incroyable. Je me souviens de la première fois, c’était dans le centre ville, on avait monté la cuisine sur le parking, il pleuvait, il y avait du vent, c’était tellement difficile ! », lance le cuisinier de 69 ans en recevant l’AFP dans le bâtiment où la cérémonie se tiendra dimanche.

« Désormais on a deux cuisines dernier cri » installées à demeure, sourit Wolfgang Puck, à la tête d’un empire gastronomique de dizaines de restaurants répartis dans le monde entier, de Beverly Hills et Las Vegas à Singapour en passant par le Royaume-Uni. Au fil des ans, le chef a mis au point les grands classiques qui remportent toujours un vif succès auprès des 1 500 invités de marque de la soirée. « Un de nos plats traditionnels, c’est un toast avec de la crème fraîche, du saumon fumé et du caviar. Le toast a la silhouette d’un Oscar, on en fait 3 500 », explique-t-il.

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Parmi la soixantaine de plats qui composent son menu, Wolfgang Puck a aussi ses créations du moment, comme ces « cailles frites au piment à la mode de Nashville », inspirées d’une recette traditionnelle du Sud des États-Unis. Ou encore les agnolottis (sorte de raviolis) aux petits pois relevés à la truffe noire. « Les gens adorent le parfum de la truffe, on en fait des milliers et ça embaume dans toute la salle à manger », assure cet habitué des plateaux de télévision.

wolfgang puck
Le bœuf wagyu japonais est l’une des signatures du chef Puck. © Robyn Beck / AFP

Des produits du monde entier

Si la truffe noire (16 kilos), l’huile d’olive (près de huit litres), le piment (d’Espelette) et le champagne (Piper Heidsieck) viennent tout droit de France, où le cuisinier a fait ses classes dans les plus prestigieux restaurants avant d’émigrer aux États-Unis, le caviar (15 kilos tout de même!) sera américain et le jambon espagnol. Sans oublier le bœuf wagyu japonais, l’une des signatures du chef Puck. « Le cinéma est mondial. On a des films français, italiens, anglais, et maintenant mexicains avec ‘Roma’. Notre cuisine est un peu à cette image, avec des influences asiatiques, italiennes ou françaises, comme notre loup de mer grillé ou l’appétissante religieuse au yuzu ».

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Au total, le menu concocté par Wolfgang Puck comprend 16 000 portions individuelles, avec des déclinaisons vegan et sans gluten pour les amateurs. Pour les servir sur un plateau, Wolfgang Puck a mobilisé quelque 200 cuisiniers et commis, ainsi que 850 serveurs chaperonnés par dix maîtres d’hôtel.

 

Avec Belga

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