À base de plantes ou de cellules, les alternatives à la viande ont le vent en poupe

À base de plantes ou de cellules, les alternatives à la viande ont le vent en poupe

burger sans viande

Spécialisée dans le substitut végétal à la viande, la start-up américaine Beyond Meat a été valorisée, pour son entrée en bourse cette semaine, à 3,8 milliards de dollars. | © Beyondmeat.

Food et gastronomie

Le marché de la « fausse viande » a de beaux jours devant lui.

Le véganisme fait saliver les investisseurs du monde entier. Entre Burger King qui propose une version végétarienne de son célèbre burger « Whopper » ou l’arrivée en fanfare à Wall Street de la start-up vegan Beyond Meat, les entreprises proposant des alternatives à la viande attisent les convoitises. Petit tour d’horizon d’un secteur qui n’en est qu’à ses débuts.

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Le steak de soja existe depuis longtemps et est une référence des magasins bio. Mais quelques entreprises sont passées ces dernières années à l’étape supérieure en utilisant des technologies sophistiquées pour imiter le goût, la texture, voire même le sang de la viande. Elles utilisent des betteraves, des pois chiches ou de l’huile de coco pour fabriquer des burgers, des saucisses, du haché.

burger king
Les grandes chaînes de fast-food ont déjà initié le virage sans viande. © Burger King.

Nos habitudes changent peu à peu

Parmi les start-up les plus connues figurent Beyond Meat, qui vient de faire à Wall Street une entrée digne des plus grandes vedettes de la tech avec une valorisation à 3,8 milliards de dollars, ou Impossible Burger, qui a noué un partenariat avec Burger King. Elles profitent des changements d’habitudes d’alimentation d’une certaine partie de la population soucieuse, pour des raisons environnementales, de santé, ou de protection des animaux, de limiter leur consommation de viande.

Plusieurs start-up se sont depuis lancées sur le créneau, aux États-Unis, en Israël, aux Pays-Bas ou au Japon, pour tenter de fabriquer, uniquement à partir de cellules animales, des morceaux de poulet, de canard, de porc, ou de poisson. Elles ne sont pas encore parvenues à passer à une production de masse pour faire suffisamment baisser les prix. Mais les start-up américaine Memphis Meat et néerlandaise Mosa Meat ont annoncé vouloir commercialiser un produit dès 2021.


Si les ventes de produits à base de plantes voués à remplacer la viande conventionnelle explosent aux États-Unis, de 23% en 2018, selon une association faisant la promotion du secteur, The Good Food Institute, elles représentent toujours moins de 1% du marché total de la viande dans le pays. Et les investissements dans le secteur sont encore minuscules.

Pour Danielle Beck, représentante de l’Association américaine des producteurs de boeuf (NCBA), l’enthousiasme pour ces nouveaux produits ne représente pas en soi une menace pour les éleveurs.

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Avec la montée du niveau de vie dans les pays émergents, « la demande pour les protéines reste solide« , remarque-t-elle. Et quand la population mondiale atteindra près de 10 milliards de personnes en 2050, « on en aura besoin sous toutes ses formes« , prédit-elle.

Avec Belga

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