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La consommation de viande dans le monde devrait augmenter d’ici 10 ans

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Image d'illustration. | © Unsplash/Lukas Budimaier

Food et gastronomie

Un rapport de référence prédit une poursuite de la hausse de la consommation mondiale de la viande, malgré son impact sur l’environnement.

Depuis de nombreuses années, des voix s’élèvent face à la production de viande toujours plus effrénée et industrialisée. Pour des raisons environnementales, mais aussi d’éthique, de bien-être animal et de santé pour l’humain. Si la consommation de viande en Belgique a diminué ces dernières années, les Belges en mangent toujours trop. Entre 770 et 980 grammes chaque semaine, selon un rapport de Greenpeace publié en 2018. Soit 2 à 2,5 fois plus que les recommandations officielles, à savoir maximum 400 grammes par semaine. « Seuls 10% des Belges respectent ces recommandations officielles. Et même chez les enfants de 3 à 13 ans, la consommation de protéines animales est près de 2 fois plus élevée que nécessaire », regrettait l’organisation.

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Malgré ces avertissements, la consommation de viande ne cesse d’augmenter dans le monde, selon le rapport « perspectives agricoles » pour la période 2019-2018 publié par l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Mais bonne nouvelle, la consommation de légumineuses, racines et tubercules aussi. Elle devrait progresser de 1,9% par an dans le monde d’ici à 2028. La prévision de croissance des lentilles, fèves, et autres haricots secs, sources de protéines, est la plus importante parmi les grands produits alimentaires de base. La consommation mondiale des céréales devrait croître de seulement 1,2% par an sur la décennie, celle des produits animaux, viandes et produits laitiers de 1,7% et celle du sucre et des huiles végétales de 1,8%.

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Unsplash/Gaelle Marcel

Augmentation des revenus

Autrefois l’apanage des pays riches, la consommation de viande ne cesse de se démocratiser dans le monde. Le rapport souligne aussi « qu’au cours des dix prochaines années, la demande de produits agricoles dépendra surtout des besoins (…) d’une population mondiale croissante et plus aisée ».

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Ainsi en Asie, où le revenu par habitant devrait fortement augmenter d’ici à 2028, la consommation de viande devrait progresser de 5 kg par an et par habitant en Chine et de 4 kg en Asie du sud-est, notent les experts. Cette expansion concernera surtout la volaille et le porc, les deux viandes les plus consommées de la région. La consommation de bœuf devrait, elle, progresser de 0,5 kg par an et par habitant au cours des dix prochaines années, avec 4 kg en moyenne par habitant.

En Asie du sud en revanche, la croissance des revenus sera plutôt associée à une hausse de la demande de produits laitiers, de sucre et d’huile végétale. Les produits laitiers et les légumineuses resteront les principales sources de protéines dans cette région.

C’est au Pakistan que la croissance de la consommation de produits laitiers devrait être la plus forte au monde, avec une progression attendue de 42 kg par habitant d’ici à 2028.

Avec Belga

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