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Snoop Dogg du gangsta rap aux fourneaux

Snoop Dogg

Il n'oublie pas de mentionner ses bédos et ses morceaux. | © Belga/AFP

Food et gastronomie

Connu pour ses frasques, le rappeur américain Snoop Dogg  dévoile ses 65 recettes préférées. De l’humour, des mets surprenants et une personnalité explosive !

 

La journée du rappeur commence avec un bol de céréales. Snoop Dogg est aussi un adepte des plantes à graines. Souvenirs de son enfance… Sa passion est telle qu’il consacre dans son livre une double page à la « battle de céréales » (le match des céréales). Ce sont les Lucky Charms qui l’emportent – de l’avoine avec des morceaux de chamallows – et les Cheerios – des anneaux au miel et aux noix. Mais sa toute première recette est consacrée à son smoothie préféré et, dès le début, la star donne le ton : « Je ne fais pas que fumer l’herbe, je la bois aussi ». Rassurez-vous, pour ce « Smoovie », il s’agit d’épinards frais, d’orange, de banane et d’eau de coco mixés jusqu’à obtenir un mélange crémeux.

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Snoop Dogg aime multiplier les genres et les expériences. La preuve : il a débuté avec le rap, se lance en 2012 dans le reggae (pendant cette période, il se rebaptise Snoop Lion), puis se met au gospel en 2018. Snoop aux fourneaux ? Pas vraiment surprenant puisqu’il coanime depuis plusieurs années avec la présentatrice Martha Stewart l’émission « Martha & Snoop’s Potluck Dinner Party » sur la chaîne VH1.

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Leur rencontre remonte à 2008. Le rappeur dépote avec ses mets, comme lorsqu’il lui propose un écrasé de pommes de terre au cognac et des brownies à l’herbe. Le duo séduit. L’émission cartonne. Il faut dire que Snoop Dogg maîtrise une certaine recette du succès. En 1993, son premier album séduit immédiatement : Doggystylefrôle le million d’exemplaires vendus en une semaine. Parmi les titres connus : « Gin and Juice » ou « Who Am I (What’s My Name) ? ».

Pour Thanksgiving, il partage sa dinde. Son secret ? Ne pas lésiner sur les oranges

À ses débuts, l’artiste appartient au mouvement du gangsta rap, apparu aux États-Unis à la fin des années 1980 et marqué par la rivalité entre les gangs. Sa jeunesse : frasques, provocations, gangs, violence et prison. Et la musique comme échappatoire. Le moyen de s’en sortir. Il débute avec son cousin Nate Dogg, son ami Warren G et Dr. Dre. Au chapitre « déjeuners » de son livre, il relate des moments mémorables dans la cantine de son lycée à Long Beach, en Californie… Et déjà, le rap faisait partie de sa vie : « On traînait dans le réfectoire et je lâchais mes freestyles pendant qu’un mec tapait le beat sur les tables, écrit Snoop Dogg. Le seul mauvais souvenir de ces déjeuners ? La nourriture ».

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Dans son livre, l’artiste n’a sélectionné que les bons moments, avec des plats mitonnés et des recettes qu’il a glanées et adaptées au fil de ses tournées dans le monde. Il ne déroge pas à ses classiques : les plats californiens dont il raffole. Parmi ses favoris, un poulet aux gaufres, macaronis au fromage, mais aussi un filet mignon de bœuf ou des côtes de porc à la purée de patates douces et épinards. Pour Thanksgiving, il partage sa dinde. Son secret ? Ne pas lésiner sur les oranges. Il a essayé avec des citrons, mais le résultat ne l’a pas convaincu.

Le rappeur fait aussi la part belle aux recettes qui fédèrent, celles qui se dégustent en famille dans un canapé devant des matchs de football américain

Du vert, il en est aussi question… Snoop Dogg, dont le surnom lui vient de sa mère en référence à Snoopy, le personnage de la bande dessinée Peanuts, ne peut pas s’empêcher de faire des références au cannabis, comme lorsqu’il suggère après avoir dégusté ses haricots verts : « L’autre verdure : celle qui sent toujours aussi bon lorsqu’elle part en fumée. » Autre provocation lorsqu’il écrit à propos de sushis (lui n’en mange pas) : « C’est un peu comme rouler des bédos. Mais pour les joints, ce sont plutôt les doigts qui travaillent ; ici, c’est plutôt la paume ».

Cheveux longs nattés et lunettes noires, il n’a jamais caché sa consommation de marijuana. Il en a aussi fait un business en lançant sa propre ligne de cannabis et de produits alimentaires dérivés. Mais dans ce bouquin, il livre surtout ses bonnes adresses de restos californiens, quelques anecdotes sur sa vie privée, comme lorsqu’il détaille les œufs au bacon préparés par sa femme, Shante Broadus, et dont leurs enfants étaient fans. Le rappeur fait aussi la part belle aux recettes qui fédèrent, celles qui se dégustent en famille dans un canapé devant des matchs de football américain. Place alors aux pizzas, quesadillas et hot dogs…

Snoop Dogg ne lâche pas ses engagements, notamment sa fondation créée en 2005, la Snoop Youth Football League

Dans ses placards, on trouve du thon en boîte, du ketchup, de la sauce piquante, des pop-tarts – incontournables biscuits du petit déjeuner américain aux étonnantes saveurs – et du miel brut et non filtré. Son nectar naturel pour prendre soin de sa voix. Dans son frigo : sauce barbecue, œufs, cornichons à l’aneth et champagne Moët & Chandon. « J’apprécie quelques bulles de temps en temps et je veux le top », écrit-il. Le pro des fourneaux excelle aussi dans les cocktails… En 2018, il s’est lancé le défi d’en préparer un géant avec près de 180 bouteilles de gin mélangé avec du jus de fruit. Un défi pour rendre hommage au titre de ses débuts « Gin and Juice ». Derrière les fourneaux, la musique n’est jamais loin. « Un “dog”, ça a les crocs, et impossible de caler les estomacs sans farcir les oreilles ». Alors, à certains plats, il a associé des playslists.

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À côté de ses créations culinaires, Snoop Dogg ne lâche pas ses engagements, notamment sa fondation créée en 2005, la Snoop Youth Football League. Elle permet aux jeunes des quartiers défavorisés de pratiquer le football américain. Et puis il planche aussi sur l’adaptation de ses chansons en berceuses pour enfants.

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