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Fondue et coronavirus font-ils bon ménage ?

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Bonne nouvelle ! | © Pixabay

Food et gastronomie

Ca y est l’automne est bien là et l’hiver pointe déjà le bout de son nez. La saison de la raclette, de la tartiflette et de la fondue est déjà lancée, mais est-ce vraiment prudent en période de coronavirus ?

 

Peut-on encore goûter aux plaisirs de la fondue sans craindre d’être contaminé par nos voisins de table ? Il est vrai qu’une fois dans l’appareil, les fourchettes sur lesquelles sont plantés les morceaux de pain peuvent facilement se toucher. En Suisse, pays où ce plat est emblématique, la question fait rage.

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En ligne, les internautes se passionnent pour le sujet. « Mangez votre fondue avec une canne a pêche« , suggère l’un d’eux, soucieux du respect de la distance physique. Chacun y va de sa proposition la plus loufoque: « Chaque convive prend deux fourchettes et un couteau, et c’est réglé. Une fourchette pour tremper dans la fondue, le couteau pour s’aider à enlever le pain et la deuxième fourchette pour manger« . Dans les médias, les experts sont appelés à la rescousse, certains allant même jusqu’à interroger ni plus ni moins que le célèbre infectiologue genevois Didier Pittet, qui préside la mission d’évaluation de la gestion de la crise du coronavirus en France. Celui qui se considère comme le « père de diffusion » du gel hydroalcoolique dans le monde l’assure: « Un risque lié à la fondue? Certainement pas« .

L’amour du fromage

Les fromagers suisses, réunis au sein de l’organisation Switzerland Cheese Marketing, se veulent aussi rassurants, affirmant avoir examiné la question de près et conclu que « le risque de contamination par une fondue au fromage est improbable ». Car comme l’explique le professeur Christian Ruef, spécialiste en maladies infectieuses à Zurich, « dans le caquelon, le fromage fondu atteint une température suffisante pour tuer tout virus« . Qu’il s’agisse de la classique « moitié-moitié » (moitié vacherin-moitié gruyère suisse) ou de toute fondue aux tomates, morilles ou autres variantes, sa dégustation ne présente par conséquent aucun risque en soi. Le professeur invite toutefois à la prudence, recommandant de s’en tenir à de petits groupes, voire à une fondue à deux: « Le problème se pose si vous êtes attablés ensemble dans un espace restreint pour une soirée, parlez fort, riez ou même chantez. Ce sont des conditions idéales à la propagation du virus« . « Le risque n’est pas dans le caquelon mais dans le face à face« , résume Gérald Bongioanni, responsable du célèbre Café du Soleil à Genève, qui sert jusqu’à 300 fondues par jour en hiver.

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Vacherin, gruyère, emmental, comté… les variétés sont nombreuses. En cette période de confinement, la fondue se révèle être le plat idéal pour faire preuve de convivialité. En Suisse, les ventes ont même augmenté de 10%. Mais si le risque de contamination est quasi inexistant, n’oublions pas de respecter les distances sociales et les règles d’hygiène. Sans oublier bien sûr, de remuer le fromage en faisant des huit pour préserver son onctuosité et se régaler !

Avec Belga

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