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Top Chef, ses nouveaux projets, ses astuces culinaires: Mallory Gabsi nous dit tout

Mallory Gabsi, top chef

À l'écran ou à la réalité, Mallory Gabsi reste fidèle à lui-même. | © Instagram @mallory_gabsi

Food et gastronomie

Un an est déjà passé depuis la fin de la saison 11 de Top Chef et le jeune Belge n’a pas chômé depuis. Dans un entretien exclusif, il se livre.

 

C’est loin de la pression du chrono et des épreuves que Mallory Gabsi revient aujourd’hui sur son parcours dans le concours culinaire emblématique, Top Chef. Comme lors de ses apparitions télévisées, il arbore un grand sourire et rayonne de par sa bonne humeur. À 24 ans, il est le candidat belge à avoir été le plus loin dans le concours et ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Interview

Comment as-tu vécu ton aventure et le fait que tu aies été l’un des candidats les plus appréciés ?

“J’ai adoré, j’ai vraiment passé un super moment. C’est une aventure incroyable, des souvenirs inoubliables, tu rencontres des super chefs et des candidats qui deviennent des amis par la suite. Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait autant de gens qui me soutiennent. En fait, faire Top Chef c’était un délire, je n’ai pas fait ça pour être connu. Un ami m’a inscrit et j’ai pris ça comme un challenge. Je me suis dit « je le fais, je le fais pas », et j’ai foncé!. Je suis fier d’avoir représenté la Belgique, je ne savais pas que j’étais Belge à ce point là (rires). »

L’après Top Chef n’a-t-il pas été trop difficile à gérer ?

« C’est vrai que ça a été difficile par moment. Tu ne t’attends pas à tout ce qu’il t’arrive, tu te prends une petite claque. Ça a été une période compliquée pour moi, gérer toute cette notoriété… Tu ne peux pas tout accepter, pourtant parfois tu as envie de t’investir dans un projet, tu veux aider les gens, mais tu es déjà engagé ailleurs et tu ne peux pas tout faire. Et puis le milieu de la télévision est un peu spécial, c’est un milieu de loup. Quand tu as une certaine notoriété, tu te fais approcher par pas mal de monde, des gens qui veulent profiter de ta gentillesse et de ton insouciance. Il faut apprendre à faire attention et à gérer tout ça. »

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Tu dis que les candidats sont devenus des amis, tu as même monté une friterie éphémère avec Adrien. Est-ce que tu as d’autres projets avec d’autres candidats ?

« Je suis encore en contact avec beaucoup de candidats, ce sont les copains. On devait partir travailler dix jours en Martinique mais ça a été annulé à cause du Covid. Dommage parce que ça m’aurait fait du bien, ça aurait été des vacances tout en travaillant. Je n’en ai pas encore vraiment fait de break depuis la fin de Top Chef (rires). On s’entend vraiment bien et j’essaie de ne jamais aller à l’hôtel quand je vais à Paris, je vais dormir chez les copains. Pour ce qui est de la friterie, ce sont aussi des bons souvenirs. On espère d’ailleurs pouvoir faire un petit retour avec ce projet en 2021, si tout va bien. Peut-être bien à Paris, on travaille dessus. »

Justement, quel est le secret d’une bonne frite réussie pour toi ?

C’est beaucoup d’amour (rires). Bon j’arrête mes bêtises. Une bonne frite c’est surtout une bonne graisse, en Belgique c’est la graisse de boeuf. Ensuite c’est une bonne pré-cuisson et un bon temps de repos et surtout ne pas les mettre au frigo entre-temps.

En plus des candidats, tu as tissé des liens avec tes deux chefs de brigade, Michel Sarran et Hélène Darroze. Si tu pouvais choisir, avec quel chef aimerais-tu retenter l’aventure ?

« Vous voulez la guerre (rires) ? J’ai adoré travailler avec la chef Darroze, elle est terrible, mais je n’ai pas passé assez de temps avec Michel Sarran. Refaire une petite saison avec lui ce serait pas mal. Il a bien réussi à me cerner et on a bien rigolé. »

Aujourd’hui, tu collabores à l’émission « Cauchemar en cuisine » aux côtés de Philippe Etchebest. Les rôles ont évolué, puisque tu n’es plus sous ses ordres ?

« Maintenant c’est moi qui lui donne des ordres, non ce n’est pas vrai (rires). C’est un plaisir de travailler avec le chef Ettchebest même si je n’ai pas été dans son équipe, je sais qu’il aurait bien voulu m’avoir, je lui ai dit d’ailleurs. C’est une expérience en plus à prendre par moi. C‘est une belle émission, je pensais à la base qu’il y avait pas mal de ‘fake’, mais non en fait la production essaie vraiment d’aider financièrement les restaurateurs. »

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Tu as aujourd’hui lancé tes « Mallory at home », des food box où chaque semaine tu proposes des menus différents, comment le concept est né ?

« J’ai eu l’idée de faire des plats mijotés pour l’hiver, des plats que j’affectionne particulièrement. J’essaie de m’adapter à chaque saison, et ça cartonne vraiment, ça se passe super bien. J’ai essayé de couvrir toute la Belgique francophone et j’avoue que ce n’est pas toujours évident d’un point de vue logistique. Mais je pense que lorsque le Covid sera terminé, j’arrêterai les box, elles sont destinées au confinement. Pour le moment, on s’amuse et c’est tranquille, je collabore avec trois jeunes restaurateurs de chez Brut et c’est une chouette idée. Le but c’est de proposer une box une fois par semaine seulement. Je pense les restaurateurs ont besoin de faire leur place et je ne veux pas m’interposer. »

Selon toi, c’est quoi l’esprit belge en cuisine ?

Le Belge aime s’amuser dans sa cuisine, on n’est pas dans le même esprit que les Français. Dieu sait comme j’aime la France, mais ce n’est pas l’armée, on ne vise pas à tout prix les trois étoiles au Michelin. Je pense que le Belge a besoin de se détendre en cuisine, il aime la simplicité. »

Finalement, quels sont tes projets pour l’avenir ?

Quelque chose arrive en 2021, mais je ne peux pas en dire plus. Cela va toucher le monde de la télévision, mais il est surtout question de restaurant. C’est vrai qu’à terme j’aimerais bien avoir mon restaurant même si je suis jeune. Je me dis qui ne tente rien n’a rien, il faut se lancer et ne pas avoir peur. Au pire c’est un échec, mais on se relève et on avance. »

 

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