Bières et vins wallons : Un secteur belge précieux se livre les 17 et 18 juin

Bières et vins wallons : Un secteur belge précieux se livre les 17 et 18 juin

Plusieurs itinéraires gourmands existent pour faire découvrir les bières et vins wallons. | © WBT/Denis Erroyaux

Food et gastronomie

Les 17 et 18 juin 2017, les brasseries et vignobles wallons ouvrent leur portes aux visiteurs. L’occasion de redécouvrir un secteur porteur et toujours en pleine expansion, de ses vins sur lesquels il faut désormais compter à ses brasseries innovantes.

 

« Ma maman s’appellait Devigne, c’est difficile de ne pas m’y intéresser », confie René Collin, ministre wallon du tourisme, dépassant sa fonction. Pas étonnant dès lors que celui qui se décrit comme « un passionné, pas un spécialiste », ait fait de l’année gourmande wallonne un projet voyageur, familial et qui encourage la curiosité. Le point d’orgue pour les papilles a lieu ce week-end, les 17 et 18 juin, deux journées au cours desquelles les brasseries, mais aussi les vignobles wallons, ouvriront leurs portes au grand public.

28 brasseries et douze vignobles se dévoileront, proposant visites, dégustations et animations. Et si l’agenda est déjà trop chargé, rien n’empêche de se tourner, à l’occasion, vers les itinéraires de « la route des vins et spiritueux » et celle des bières pour une promenade différente. À la rentrée, Wallonie Belgique Tourisme proposera également un « sentier de grande randonnée des abbayes trappistes », qui reliera Chimay, Rochefort et Orval.

 

©BELGA PHOTO NICOLAS MAETERLINCK

Le vin, une fierté sur laquelle il faut désormais compter

Le houblon et des bières reconnues au patrimoine mondial de l’Unesco, le Belge connait. Il les a bien souvent rencontrées dans sa jeunesse, avant d’apprendre à réellement les savourer plus tard, quand la soif s’apaise. Aujourd’hui, il en découvre encore les nouveaux artisans, néobrasseurs rêveurs ou déjà comblés de succès. Mais sait-il tout des raisins qui poussent sur le sol wallon, des crémants qui devraient faire sa fierté et de ses petits blancs précieux ? Pas forcément, mais ça ne saurait tarder, si l’on en croit René Collin. Le week-end gourmand est l’opportunité notamment de dépasser les préjugés sur une boisson alcoolisée qu’on imagine mieux en Toscane ou en Alsace qu’à Liège.

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©Vin de Liège – En mars dernier, un blanc demi-sec dénommé « Notes Blanches 2015 » et produit par la coopérative Vin de Liège, récoltait une médaille d’or à Paris.

« L’année dernière, on a produit en Wallonie un million de bouteilles de vins, grâce à désormais une trentaine de professionnels vignerons », assure René Collin, car en Belgique, « il y a la passion et la technique« . « Si on a maintenant un vrai secteur viticole, c’est parce qu’on a des passionnés qui s’y sont investis et ont fait des choix judicieux, notamment au niveau de l’encépagement ». Le tout est de se rappeller d’où on vient, et où on produit : les bouteilles qui se démarquent sont principalement des vins pétillants et des blancs, que l’on finit par retrouver aujourd’hui sur les grandes tables – des étoilés au faste repas du dimanche des familles. Et si quelques rouges se démarquent, c’est parce qu’ils ont misé sur des cépages rustiques adaptés.

Trois appellations d’origine protégée (AOP) et une dénimination avec indication géographique protégée (IGP) couronnent désormais le secteur du vin belge.

Un secteur à fort potentiel

Mais qu’il s’agisse de vignobles ou de brasseries belges, « ce sont des secteurs créateurs d’emploi, qui sont d’autant plus intéressants qu’ils ne sont pas délocalisables », pointe le ministre. Des emplois qui en créent et en nourrissent d’autres, dans le domaine du tourisme et de l’horeca. Un potentiel économique et touristique dont les Wallons et leurs voisins ne sont pas réellement conscients, malgré la réputation de la Belgique dans le monde de la bière. Car aujourd’hui, s’il y a de quoi être fier de ces trappistes centenaires, « tous les quinze jours, une nouvelle brasserie se crée en Wallonie », soutient René Collin.

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« C’est un secteur qui augmente ses parts de marché, mais le fait dans une très grande diversité et une très grande typicité. Chaque fois qu’une brasserie ouvre ses portes, les produits qu’elle propose ne sont pas comparables aux autres : il y a de l’innovation, de la recherche, et une culture de terroir », ajoute-t-il. « Il n’y a pas de petit ou de grand brasseur et c’est cette diversité qui fait l’attractivité brassicole wallonne ».

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