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Comment le poke a conquis les papilles du monde entier

Frais, exotique, joli : le poke fait des vagues | © Facebook @ Poke Bowl Cronulla

Food et gastronomie

En deux ans, 300 restaurants hawaïens ont ouvert aux États-Unis, et Vancouver compte quant à elle 8 restaurants dédiés entièrement au poke. Alors que les endroits où déguster ces bols colorés de poissons crus et légumes se multiplient en Belgique, recette du succès planètaire de la spécialité hawaïenne. 

Longtemps considérés comme l’épitome de la nourriture chic et exotique, les sushis semblent en passe d’être détrônés. La nouvelle recette à base de poisson cru qui fait frétiller les gourmets : le poke (prononé « po-kay »), une spécialité tout droit venue d’Hawaii qui a pris d’assaut les métropoles. Il faut dire que le poke a tout pour plaire : frais, sain, riche en protéines, relativement abordable, et surtout, hautement instagrammable, il rassemble tous les ingrédients. Sans compter un avantage non négligeable qui échappe potentiellement aux clients : il est extrêmement simple à préparer. D’où l’abondance de nouveaux restaurants qui lui sont dédiés.

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Poke Bowl Cronulla

Rapide et économique

Pour ouvrir un « poke shop », en effet, nul besoin de cuisine ultra sophistiquée : il faut simplement que l’espace soit doté d’un réfrigérateur pour le poisson et de quoi faire cuire le riz. De sacrées économies, donc, pour les restaurateurs : ainsi qu’un professionnel du secteur l’a expliqué au magazine financier Bloomberg, « un chef qui veut une cuisine traditionnelle de haut niveau pour son restaurant peut s’attendre à une addition qui montera jusqu’à 500 000 dollars pour l’électro-ménager. Rien que la ventilation de la cuisine coûte plusieurs centaines de milliers de dollars. Avec le poke, il n’y a pas besoin de ventilation puisqu’il n’y a pas besoin non plus de four industriel ».

Le poke bowl est l’emblème de la streetfood hawaïenne – Nakedfin Poke Bowl

En voie de disparition ?

Avantageux pour les consommateurs et les restaurateurs, aussi savoureux pour les papilles que pour les yeux, le poke aurait-il tout bon ? Oui et non. Car au-delà de ses nombreuses qualité, un problème se pose : la durabilité. Bien que le poke puisse être accompagné de différents toppings et poissons, du tofu au poulpe en passant par le saumon, c’est le thon qui reste le plus apprécié des gourmets. Or, le thon rouge étant menacé, les stocks diminuent et les prix augmentent. De quoi endiguer la vague poke ? Pas si sûr. À Bruxelles, on le déguste notamment chez Sushi Shop et Takumi, chez Camino à Anvers ou encore chez Charlie à Gand. Loaa ia ia i kou ai ! 


				
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