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Le Wolf Food Market lance son livre de recettes pour les amoureux de street food

Wolf livre de recettes

Le nouveau livre de recette "Street Food by Wolf" aux Éditions Racines.

Food et gastronomie

Avis aux food lovers, le Wolf vient de sortir son tout premier livre de recettes et, on vous prévient, c’est très beau et très appétissant.

 

Wolf, c’est le tout premier food market de Bruxelles, qui a vu le jour en 2019 en plein coeur de la capitale. Niché rue du Fossé aux Loups, il réunit aujourd’hui pas moins de 17 restaurants et une microbrasserie. À l’origine de ce lieu désormais emblématique de Bruxelles, siégeait l’ancienne Banque CGER qui ne demandait qu’un petit relooking de l’architecte d’intérieur bruxellois Lionel Jadot pour se transformer en nouveau temple de la street food. Aujourd’hui, et malgré une pandémie dès sa naissance, l’adresse n’a rien à envier au célèbre Chelsea Market de New York ou au Mercato Metropolitano de Londres. 

À la tête de ce projet titanesque ? Ceux qu’on ne présente plus : Thierry Goore, serial entrepreneur et Pascal van Hamme, à la tête de Choux de Bruxelles, qui a apporté toute son expertise de l’Horeca au projet. Ces deux-là ont des rêves et des idées plein la tête, la preuve avec ce dernier projet,  un livre réunissant toutes les recettes du Wolf Food Market, et intitulé « Streetfood by Wolf » (éditions Racine).

 

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Au programme ? 192 pages autour des délicieux petits plats street food que l’on déguste là-bas, mais aussi une plongée dans l’univers du Wolf et des chefs derrière les 17 concepts installés sur place. Des délicieux bowls hawaïens de Poke Club à la pizza La Norma de Mama de La Piola Pizza, des falafels de My Tannour au riz indien de Bollyfood… il y en a pour tous les goûts. Rencontre avec Thierry Goore, ce rêveur avide de belles rencontres qui n’en n’est d’ailleurs pas à son dernier projet.

Pourquoi réunir l’univers du Wolf dans un livre ?

Thierry Goor : Parce que le Wolf est bien installé aujourd’hui et que je voulais un objet physique qui puisse figer cette expérience et cette histoire dans le temps. Et, surtout, parce que la street food est plus en vogue que jamais, ça avait du sens que vouloir faire partager aux clients les recettes qu’ils aiment venir manger au Wolf.

Pour ce livre, on est complètement resté dans l’état d’esprit du food market, que ce soit dans la mise en page ou dans les graphismes. On voulait une sorte de « melting pot organisé », un joyeux bordel à l’image de l’endroit. Au Wolf, s’il y a des graffitis dans les toilettes, on les garder. Du coup, quand tu entres ici, tu as l’impression que l’endroit vit depuis 50 ans.

 

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Une façon de montrer aussi qu’on est toujours là malgré la pandémie ? 

On aime faire parler de nous à travers des événements et des projets. Je crois plus que tout au bouche à oreille. La meilleure pub est celle qui ne s’achète pas. Ça passe par différents événements comme la Jungle (un grand marché aux plantes tous les deux mois), les Brols (un marché de seconde main) ou quand on invite Mallory Gabsi à tester son concept éphémère. 

Le livre fait bien sûr partie de cette stratégie. On aime faire parler de nous en amenant une vraie actualité, une vraie nouveauté et une vraie différence. Selon moi, si on veut lancer une mode ou amener des courants nouveaux, ce sont les médias qui doivent avoir envie de nous suivre, ce n’est pas à nous de faire du forcing. Tous ces projets contribuent également à nourrir l’esprit du Wolf qui est un lieu où il y a toujours quelque chose qui se passe. Cet esprit « out of the bo », sans règle, très libre… c’est ça le Wolf. 

La première chose qui saute aux yeux dans ce livre est la grande mixité culturelle qu’on y trouve, avec des recettes venues d’Asie, de Syrie, d’Ethiopie, d’Italie… 

Bien sûr. Le Wolf est le prolongement de la ville. Il était primordial de montrer toute la diversité culturelle de Bruxelles. Quand j’arrive ici, j’adore me planquer et regarder ce qui se passe autour de moi. Je viens de croiser une famille brésilienne qui m’a demandé quand nous comptions installer un concept comme ça au Brésil. Je pense que la vie, et la restauration surtout, ce n’est qu’une histoire de rencontres. 

Ici, on peut goûter une cuisine syrienne avec My Tannour, vietnamienne avec Hanoi, italienne avec Ten Grams ou encore grecque avec ΙΔΕΑ. Prochainement, c’est une cuisine latino-américaine qui vient s’installer, La Hacienda. 

 

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Comment expliquer le succès de la street food aujourd’hui ? 

D’abord, c’est avantageux parce que ce n’est pas cher. Ensuite, je pense que tout le monde peut y trouver son compte. À côté de nous, ce père est en train de manger des sushis pendant que sa femme déguste un burger et leurs enfants un plat de pâtes. La street food a ce côté très convivial, on se mélange, c’est vivant, c’est un état d’esprit beaucoup plus rock’n roll que le resto classique.

Est-ce le modèle du futur ? Un nouveau mode de vie nécessaire ? 

On va être de plus en plus obligé de vivre en communauté. On le voit avec le succès des colocs, des cohabs et des fripes de seconde main. On a changé de paradigme, tout est plus circulaire. Les états d’esprit sont en train de changer et, forcément, notre façon de consommer la nourriture aussi. 

 

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Vous dites « ne jamais faire de compromis avec ses rêves ». Qu’est-ce que vous conseilleriez à des jeunes qui veulent se lancer aujourd’hui malgré le contexte ?

Pour moi, il n’y a que la passion. Tu ne peux faire les choses bien que si tu es profondément passionné. Il faut absolument faire ce que tu as envie de faire, même si les débouchés semblent compliqués. Aujourd’hui, j’ai 66 piges et j’ai un tas de projets sur le feu, mais je me suis toujours amusé. C’est tout ce qui compte.

D’ailleurs, quels sont vos futurs projets ? 

En 2021, près de 400 000 mètres carrés de food market qui sont construits en Europe. C’est donc une véritable tendance. Avec Pascal van Hamme, on prévoit d’ouvrir trois nouveaux food market. Deux se trouveront à Bruxelles, dont un sur le site de l’ex-Royal Belge prévu en 2023, et un pas très loin à l’étranger. On planche aussi sur un nouveau concept, Tribal Lodge, des écolodges interactifs et responsables, qui pourraient bien révolutionner la manière de voyager.

« Streetfood by Wolf », Thierry Goor, Éditions Racine, 22,95€

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