EatColor : Quatre chefs pour une obsession monochrome

EatColor : Quatre chefs pour une obsession monochrome

L'évènement culinaire monochrome aura lieu du 4 au 9 septembre. | © Flickr/Jim Belford

Food et gastronomie

Le site Brussels’ Kitchen se décline une fois de plus en évènement culinaire. Cette fois-ci, au menu, quatre chefs et autant de soirées monochromes.

 

Le concept pop-up a – évidemment – le vent en poupe : le terme ne caractérise-t-il pas ce après quoi court notre époque ? Des expériences que l’on veut toujours plus uniques, éphémères, capables de déjouer les affres du quotidien. Si l’idée trouve surtout ses adhérents aux portes de boutiques qui promettent des capsules limitées ou des produits que l’on jure exclusifs, force est de constater qu’à l’heure d’Internet, il est difficile d’être encore surpris par ce qu’on peut y trouver. Du côté des assiettes, la tendance veut également qu’on se réfugie soit vers ces plats « confortables », que l’on connait sur le bout des doigts, soit dans les menus de restaurants qui ont le respect des saisons, des produits et de leurs clients, qu’ils estiment naturellement curieux – et gourmands – et pour qui ils font donc l’effort de changer régulièrement leur carte.

À l’annonce d’un énième évènement pop-up bruxellois, c’est certain, on est désormais moins titillé par la formule. Mais EatColor dit les choses simplement : l’innovation de ces soirées gastronomiques se trouve dans la gamme chromatique des assiettes et dans la contrainte qui, dès lors, les anime. Du 4 au 9 novembre, quatre chefs se succéderont ainsi en cuisine pour proposer, selon les soirées, des assiettes vertes, oranges, blanches ou noires – et ce même si les deux dernières ne sont pas à proprement parler des couleurs, on vous voit venir. À l’origine de chaque palette, l’étonnant Kenzo Nakata de Gramm, l’estimé sous-chef de San Degeimbre, Toshiro Fujii – à l’œuvre derrière San -, Nicolas Scheidt & Luis Alonso de La Buvette et Alimentation, et enfin le chef Maarten van Essche de Wilder at the Villa. Un défi et quatre couleurs qui ouvrent tout à coup le champ des possibles.

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©DR – Les chefs et leur couleur respective.

Car plus qu’un jeu d’artistes, le concept d’EatColor entend bien être à l’origine de vraies propositions gustatives et visuelles. On ne peut en effet que se réjouir à l’idée, par exemple, de découvrir l’enchainement des sept services « all black » de Maarten van Essche, qui n’a pas manqué d’audace en choisissant une couleur pourtant plus souvent associée à un pauvre gratin carbonisé qu’à un plat de chef. Le défi du caviste Titulus s’annonce également de taille, avec des accords qui devront être faits en dehors des sentiers battus – qu’on se rassure, le contenu des bouteilles devrait néanmoins rester dans les palettes qu’on a l’habitude de déguster.

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C’est seulement la seconde édition de l’évènement qui, pour coller à sa promesse pop-up, invite des couleurs différentes de celles choisies en 2013. L’initiative est à attribuer à Chloé Roose et Sarah Cisinski, qui se cachent d’ordinaire derrière le guide culinaire en ligne Brussels’ Kitchen. Plutôt que l’hôtel Bloom, elles ont choisi cette fois le nouveau foyer du MAD, la plateforme du design et de la mode bruxelloise, à deux pas de la rue Antoine Dansaert. L’idée, elle, reste la même, avec des assiettes monochromes qui font le spectacle. La formule du diner est fixe : 130 euros par soirée et pour sept services, accord mets et vins compris.

 

EatColor, du 4 au 9 novembre. Réservations indispensables.

 

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