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Trois manières de découvrir l’Indonésie sans quitter la Belgique

Une découverte sensorielle de l'archipel au Wiltcher's. | © DR

Food et gastronomie

L’Indonésie, ses paysages paradisiaque, sa gastronomie surprenante, sa vie culturelle bouillonnante… Pour son édition 2017-2018, la biennale d’art Europalia invite à partir à la découverte des merveilles de l’Indonésie. Gros plan sur trois initiatives qui valent le détour. 

Avec tout d’abord un passage par Liège et l’exposition organisée dans l’écrin de la Boverie pour se familiariser avec la richesse artistique de cet archipel tentaculaire comprenant pas moins de 13 466 îles. Un rassemblement de royaumes de la mer qui sont mis à l’honneur à la Boverie, où le visiteur déambule dans une ambiance 20 000 lieues sous les mers à la découverte de pièces précieuses allant des céramiques néolithiques aux proues de bateau monumentales sans oublier de majestueuses parures royales.

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Et parce que l’eau reste encore aujourd’hui l’élément central en Indonésie, la verrière du musée accueille un bateau traditionnel. Construit en Indonésie, près de Makassar, cet artefact monumental de 14 mètres de long, 6 mètres de large et 4 tonnes au compteur a été démonté, transporté et remonté par quatre charpentiers indonésiens selon une technique transmise suivant la tradition orale. L’occasion pour les marins d’eau douce d’admirer de plus près ces embarcations où aucun élément métallique n’est utilisé dans la construction de la coque, ce qui leur confère une grande souplesse et robustesse, même dans des mers agitées.

Ville de Liege – Emilie Denis

La musique dans la peau

Ce 10 novembre, c’est à Bruxelles que le DJ Dea Barandana fera tanguer les curieux. Connu comme étant le DJ le plus en vogue de l’archipel, il mixera également le 11 novembre prochain à Eupen et le 16 novembre à Lille. Mariant disco tropicale, grooves obscurs et musiques électroniques de tous acabits, ses sets ensoleillés lui ont valu une renommée internationale et des invitations à mixer de Hong Kong à Ibiza en passant par Londres. On profite de son passage dans nos contrées pour vérifier si Gilles Peterson (BBC 1) disait vrai en qualifiant les sets de Dea Barandana de « plus brillants qu’il ait entendu ces dix dernières années« .

 

Gastronomie inventive

Et parce qu’il serait dommage de n’appréhender la richesse de l’Indonésie qu’avec sa vue et son ouïe, on met ses autres sens en éveil au Steigenberger Wiltcher’s, avenue Louise, où est servi jusqu’au 16 novembre prochain un véritable festin indonésien grâce au chef Wongso, véritable star des fourneaux indonésiens. L’occasion de découvrir un monde culinaire fait de plats épicés et où se rencontrent la mer et la terre, sucré et salé. Au carrefour de multiples influences, à cheval entre archipels fertiles et montagnes volcaniques, la cuisine indonésienne réunit poulet, poissons, fruits de mer dans des associations de saveurs alliant noix de coco, piments, légumes frais autour d’un cône de Nasi Tumpeng ce riz jaune typique de l’Indonésie.

Manger indonésien, c’est aussi voyager à chaque bouchée car la table se présente comme un assortiment de « tapas » ou plutôt de petites portions qui se dégustent du moins épicé au plat aux portes des flammes. Mais William Wongso, qui a cuisiné également pour Barack Obama, a beaucoup voyagé et a adapté sa cuisine aux saveurs du monde dont l’Europe. S’assoir à sa table est donc un voyage sans risque de dérapage « trop épicé ». C’est fin et copieux. Surprenant et rassurant. Comme l’Indonésie finalement : tout en contrastes.

Pour y goûter : le chef William Wongso présente son menu indonésien jusqu’au 16 novembre à l’hôtel Wiltcher’s à Bruxelles

 

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