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C’est scientifiquement prouvé : manger du caramel au beurre salé est addictif

Des "banana pancakes" avec une sauce au caramel au beurre salé. Comment résister ? C'est simple, on ne résiste pas justement. | © Flickr @Citrus and Candy

Food et gastronomie

Derrière notre addiction pour le caramel au beurre salé se cache en fait une raison scientifique, en plus de la gourmandise.

 

Difficile pour nos papilles de repasser au caramel « normal » après avoir goûté au caramel au beurre salé. C’est au maître chocolatier et caramélier français Henri Le Roux à qui l’on doit ce délicieux caramel, qui l’a inventé à la fin des années 1970 en Bretagne. Aujourd’hui le caramel au beurre salé se décline sous toutes les formes : en bonbons, en glaces, en chips, en coulis, en pâtes à tartiner… Et manger du caramel au beurre salé provoquerait dans le cerveau un phénomène comparable à l’héroïne. Pour arriver à cette conclusion, des chercheurs de l’Université de Floride ont fait goûter à 150 participants cette délicieuse substance doré et ont étudié l’effet que cela provoquait sur leur cerveau. Résultat : en consommer libèrerait des opioïdes endogènes, des produits chimiques semblables à une drogue.

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Il est déjà bien connu que le sucre et le sel rendent accro, alors si on allie les deux et qu’on y ajoute du gras, l’addi(c)tion est des plus salées-sucrées. Les scientifiques parlent d’une « escalade hédonique » : à chaque nouvelle bouchée, notre cerveau en redemande encore et encore car il détecte une nouvelle saveur. « L’escalade hédonique est plus susceptible de se produire lorsqu’un aliment appétissant consiste en une combinaison complexe de saveurs, et qu’une personne a envie de goûter toutes les saveurs supplémentaires à chaque bouchée successive », déclarent le docteur Cammy Crolic et le professeur Chris Janiszewski dans leur étude. Et d’ajouter que cette fameuse escalade du plaisir « peut aussi augmenter la consommation et influencer le choix alimentaire ». En résumé : plus on en mange du caramel au beurre salé, plus le plaisir est grand, et plus nous sommes insatiables.

© Flickr @tracy benjamin

Cette « escalade hédonique » s’oppose aux aliments qui ont une « adaptation hédonique » : bien qu’on aime les manger, on sait cependant s’arrêter une fois notre appétit rassasié. Et pour ceux qui s’inquiètent de devenir accro au caramel au beurre salé, la nutritionniste britannique Helen Adams conseille de faire une petite pause de dix jours : « Nous sommes programmés depuis la naissance à rechercher de la variété dans notre nourriture – c’est pourquoi, même avec un aliment (ou une collation) que nous aimons absolument, nous en devenons malades après un certain temps (…) Il y a toujours des problèmes de suralimentation et cela peut arriver avec n’importe quel fast-food, mais si vous pensez que votre désir de caramel salé est devenu incontrôlable, vous pouvez le réintégrer en l’évitant pendant dix jours et en mangeant des aliments moins sucrés pendant ce temps. En dix jours, vous développerez alors un nouvel ensemble de papilles qui ne sont pas habituées au goût sucré et le caramel au beurre salé ne sera pas aussi bon la prochaine fois que vous en mangerez ».

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