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Jeux vidéo : La communauté LGBTQ+ est beaucoup mieux représentée (mais pas n’importe où)

Dans Assassin's Creed Odyssey, embrassez qui vous voudrez. | © Ubisoft

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Une récente étude décrypte cette belle évolution dans l’industrie du jeu vidéo. 

Si le monde de la mode peut (enfin) s’enorgueillir d’être de plus en plus inclusif, célébrant beautés atypiques et mannequins de tous horizons, l’industrie vidéoludique, elle, peut sembler à la traîne. Mais il y a du mieux dans ce secteur culturel qui devrait atteindre le chiffre hallucinant de 150 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2019. C’est ce que révèle une étude menée par le site spécialisé Green Gamer Gaming en ce mois d’octobre.

Une hausse de 300%

Entre 2014 et cette année, le nombre de jeux incluant des personnages clairement identifiés comme appartenant à la communauté LGBTQ+ a effectivement triplé. De 500, ils seraient passés à 1500 en l’espace de cinq ans. Et leur représentation ne se limite pas à de sombres jeux indé, puisque les poids lourds du milieu – les AAA – se sont mis au diapason. Parmi eux, on retrouve notamment Assassin’s Creed Odyssey qui permet de nouer des relations (et plus si affinités) avec des hommes aussi bien que des femmes tout au long de cette aventure dans la Grèce antique.

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Et si tout n’a pas été parfait dans le jeu d’Ubisoft, l’entreprise française a eu le mérite de repousser un peu les limites d’une industrie encore cataloguée, à tort, « pour mecs hétéros ». Dans la suite de l’excellent The Last of Us (17 millions de copies vendues), Ellie, l’héroïne, est lesbienne.

« Nous sommes ravis de constater une tendance croissante dans la représentation des personnes LGBTQ + dans l’industrie des jeux vidéo. Il reste encore beaucoup à faire, mais nous espérons que la récente augmentation perçue dans ce rapport témoigne d’un véritable changement qui est en train de se produire », s’est félicité David Clarke, DG chez Green Gamer Gaming, dans un communiqué traduit par Glamour.

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Mais s’il y a bel et bien une évolution, elle ne fait pas aux mêmes endroits. Ainsi, l’entreprise constate que les personnages LGBTQ+ sont devenus quasi absents dans les jeux de combat. Une étrangeté lorsque l’on sait que c’est là que l’on en trouvait régulièrement dans les années 80 et 90. Dans Final Fight, sorti en 1989, Roxy et Poison étaient transsexuelles selon les dires de Capcom. Dans les puzzle-games et autres jeux de stratégie, on peut déplorer leur absence.

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