Fashion Week : Rihanna présente sa collection de lingerie

Fashion Week : Rihanna présente sa collection de lingerie

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La chanteuse a clos la Fashion Week avec une collection sous le signe de la liberté. | © Savage X Fenty

Mode

La chanteuse et designer Rihanna a clos mercredi la Fashion Week new-yorkaise avec une collection de lingerie sous le signe de la liberté, décidée à prouver que les femmes peuvent être tout à la fois douces et femmes fatales, mère ou vamp.

Clore la Fashion Week est traditionnellement réservé à des marques de luxe. Rihanna a saisi cet honneur pour offrir un show de près d’une demie-heure, une longueur rare, dans le gigantesque hall des anciens chantiers navals de Brooklyn.

Diversité

Le décor était post-moderne, avec plantes vertes à l’honneur, du cactus aux salades de culture hydroponique, parfois en pots sur des étagères, parfois sous bulles de verre géantes, le tout sur un podium en astroturf, à peine illuminé par un éclairage blafard. Mais les mannequins, de toutes les couleurs de peau ou de cheveux, fines comme des baguettes, enveloppées ou très enceintes, étaient pleines de vie, animées par une chorégraphie alternant gestes lents et danses endiablées, poses yogi ou de strip-teaseuse, évocation de couple sado-maso…

 

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Quant à la lingerie, il y en avait là aussi pour tous les goûts, de l’ultra-féminin au masculin, et dans toutes les couleurs: du pyjama en soie blanc mode confort douillet, au corset noir s’arrêtant juste sous des seins dénudés, en passant par des combinaisons en dentelle, des porte-jarretelles, un ensemble caleçon/tee-shirt unisexe, ou des culottes/soutien-gorges pastels au style ingénu.

« Avec la lingerie, vous n’avez pas besoin de n’avoir qu’une seule personnalité », disait la chanteuse barbadienne en mai, lors du lancement de sa première collection de lingerie Savage X Fenty.

Des prix plus qu’abordables

« C’est chouette de pouvoir jouer un peu. Être mignonne et joueuse un jour, veuve noire un autre (…) Je veux que les femmes s’approprient leur beauté », ajoutait celle qui s’est fait un principe d’offrir un éventail de tailles le plus large possible, et des articles généralement bien en-dessous des 100 dollars. En petite robe marron, la star de 30 ans est venue brièvement saluer son large public mercredi soir, tout sourire sous les vivats.

Autre vedette de cette dernière journée : Marc Jacobs, qui a pris le contre-pied des tendances de la semaine, avec une collection tout en structures, où la fleur était à l’honneur. Le New-Yorkais de 55 ans a livré une démonstration technique, avec des robes très construites aux volumes audacieux. C’est une femme déployée, à la conquête d’espace, qui a défilé sur le podium de l’Armory, l’ancien bâtiment militaire aux dimensions pharaoniques.

Symbole de ce travail, beaucoup de modèles portaient une manière de corolle autour du cou ou cousue sur l’épaule, femmes transformées en fleurs.

Comme pour sa collection précédente, Marc Jacobs a poursuivi son hommage aux années 1980 et 90, leurs manteaux immenses et leurs épaulettes, symbole des « working girls » à la conquête des entreprises. Autre différence notable avec beaucoup d’autres maisons présentes à New York cette semaine : le créateur a préféré l’uni et le pastel aux couleurs vives en vogue en ce moment.

La couleur reine

Témoin de cette domination des couleurs vives, Michael Kors avait lui proposé mercredi matin une collection délibérément « exubérante » et « extravagante ». Dans un décor peint par l’artiste australienne vivant à Brooklyn Christina Zimpel, qui rappelait les bords de la Méditerranée, le couturier de 59 ans avait emmené ses invités de la Côte d’Azur à la Californie en passant par la Jamaïque et l’Australie. Il a intégré beaucoup d’imprimés de fleurs dans des couleurs vives (rose, vert, jaune) déclinés sur de longues robes taille haute, avec foulard sur les cheveux et sandales à semelles épaisses.

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Le créateur Michael Kors a aussi osé le crochet sur des jupes et des robes très aérées, ainsi que sur des bonnets type rasta. Les matières aussi, notamment le coton, donnaient une impression de légèreté, rehaussée par la musique des Beach Boys ou de Dalida. « Une version luxe du sportswear détendu », disaient les notes de la collection, riche aussi en accessoires, une des forces de Michael Kors, en particulier de grands sacs amples à franges, eux aussi évocateurs de la plage.

Sous les yeux des actrices Nicole Kidman et Catherine Zeta-Jones, le défilé a été clôturé par une robe noire étourdissante, très décolletée en ailes de papillon, portée par la mannequin vedette Gigi Hadid.

Avec Belga.

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