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Tania Garbarski : une rentrée qui démarre en trombe

Sur les toits du MiMa. Veste Les Filles à Papa, pantalon Dream Catcher, chaussures Bettina Vermillon, collier Tiffany Paper Flowers Platine et Diamants. | © Ganaëlle Glume

Mode

L’air de rien, cela fait près de 25 ans que Tania Garbarski habite nos scènes et nos écrans, avec délicatesse, ténacité et un humour très slave, entre larmes et éclats. Le secret de sa longévité ? Le mari et les enfants d’abord !

Elle arrive de Paris, prend la pose dans l’un de ses endroits préférés à Bruxelles, le MiMa, se réapproprie Bruxelles le temps du WE, repart, passant d’une série à un tournage, attentive à la prochaine mise en scène de son compagnon de vie et de carrière, Charlie Dupont. Tania Gabarski a décidé qu’il était bien plus simple de sourire à la vie, elle vous le rendra bien.

Un triomphe à Paris avec la pièce de Philippe Blasband ‘Tuyauterie’, une série ‘Les bracelets rouges’ qui a ému des millions de téléspectateurs sur TF1, une nouvelle série qui démarre sur M6 adaptée de la comédie ‘Papa ou maman’ et dont la saison 2 est déjà prévue, le tournage en octobre du nouveau film de Solange Cicurel après le succès de ‘Faut pas lui dire’, et du théâtre encore, avec son homme Charlie Dupont. Et du cinéma, encore, avec son papa Sam Garbarski…

 

Paris Match. Comment vivez-vous ces allers-retours Bruxelles/Paris ?

Tania Garbarski. Depuis le mois de mars, le rythme est devenu, il est vrai, plus intensif. C’est un rythme à apprivoiser. Je dois bien avouer que jouer au théâtre à Paris a toujours été un rêve de petite fille. Et là où l’histoire est encore plus belle c’est que la toute première pièce que j’y ai vu enfant avec ma maman, ‘Eurydice’ de Jean Anouilh avec Sophie Marceau et Lambert Wilson, c’était au Théâtre de l’Oeuvre ! Nous cherchions le bon écrin parisien à même d’accueillir la nôtre. Et le Théâtre de l’Oeuvre est venu à nous. D’autant qu’il est tenu par François-Xavier Demaison, avec qui j’avais déjà tourné, ainsi que Charlie. Il est doux de vivre de si beaux petits rendez-vous de la vie. Le succès a été tel que nous avons prolongé jusqu’en juillet. Du coup, on a proposé à Charlie de participer à l’adaptation de la série ‘Hard’, au Théâtre de la Renaissance. Nous restons donc à Paris jusqu’à la fin de l’année et vivons une vraie aventure jusqu’au bout, les filles y sont scolarisées. Nous sommes une famille fusionnelle, pas question d’abandonner l’un de nous.

Tania Garbarski : « Faire rire les spectateurs dégage une énergie qui vous transporte ». Sweat Les Filles à Papa, Pantalon Peter Hahn, chaussures I love Shoes by Sarenza, boucles et bagues Tiffany © Ganaëlle Glume

Y a-t-il une mécanique particulière à mettre en place ?

Je me partage entre les deux villes selon mes projets. Nos filles sont très sensibles aux métiers artistiques et le vivent depuis leur plus petite enfance. Nous avons tenu à leur offrir également de bonnes raisons de s’épanouir à Paris. Comme les pommes ne sont pas tombées loin de l’arbre, mon aînée Lily, 15 ans, va suivre un cursus en comédie musicale et la plus jeune Emma, 12 ans, qui veut devenir comédienne, intègre la 2e année au Cours Florent. Mais nous ne projetons pas de nous installer là-bas définitivement, nous nous sentons quand même très belges. C’est tellement bon quand on revient chez nous le week-end.

Quel est votre quartier préféré à Paris ?

Celui où je vis, Montmartre. Je l’aime parce qu’il y autant de touristes que de Parisiens, c’es un peu toujours les vacances, le stress ambiant de la capitale semble ne pas avoir de prise sur cette butte encantée.

Et à Bruxelles ?

La Forêt de Soignes et ici, le MiMa (Millennium Iconoclast Museum of Art). J’y viens très souvent en famille. J’aime le Bruxelles immuable et le Bruxelles qui bouge. Je suis de plus en plus fière d’être belge. L’éloignement me fait réaliser à quel point je vis dans un pays formidable.

Vous avez toujours vécu de ce métier, avec une carrière très riche à l’écran comme sur scène. Mais on a l’impression que les choses s’accélèrent.

J’ai toujours été fière de me dire que je pouvais, en effet, m’accomplir en tant que comédienne et en vivre. Éternelle optimiste, je n’ai jamais eu de plan de carrière, ce qui m’a permis de m’ouvrir à un maximum d’expériences et de ne pas attendre. Il n’y a rien de plus terrible qu’être tributaire du désir des autres. De ce fait, ma rencontre avec Charlie a été déterminante, on se sent toujours plus fort à deux, y compris pour créer. Mon film c’est celui qui défilera le jour où je ferai un bilan sur le chemin parcouru.

Le message intégré dans un projet peut-il influencer votre choix ? Tourner dans une série comme ‘Les Bracelets rouges’, qui traite du sujet tabou de la maladie chez des ados, n’est pas anodin.

J’étais très fière d’en faire partie et d’autant plus ravie de retrouver le réalisateur Nicolas Cuche avec qui j’avais tourné ‘La chance de ma vie’ avec Virginie Efira et François-Xavier Demaison. Quand on a la chance de pouvoir lier métier et engagement, je ne rate pas l’occasion. La notoriété sert aussi à ça : porter des messages qui peuvent faire avancer le monde.

Tania Garbarski est passionnée de mode et de beauté. Son modèle de féminité ? Sa maman. Pull Alysi, pantalon Peter Ahn, chaussure Bettina Vermillon, boucles d’oreilles Tiffany Paper Flower Platine et Diamants. © Ganaëlle Glume

Que faites-vous quand vous ne sautez d’un train à l’autre ?

Je lis beaucoup de théâtre. Une façon de me ressourcer tout en ayant toujours une petite envie de rôle à découvrir. Je regarde beaucoup de séries. Mais je puise un maximum de richesse et de bonheur dans ma vie de maman. J’aime passer du temps avec mes filles, j’aime leur univers, elles m’inspirent énormément. J’ai aimé tous les âges de leur vie.

D’où tenez-vous cette féminité assumée avec tant d’allégresse et d’élégance ? 

Ma maman est très femme, elle est magnifique ! Elle vieillit tellement bien. Je l’ai toujours vue entourée de produits de beauté, très coquette. Elle m’a appris à prendre soin de moi et m’a fait un présent inestimable comme cadeau de mariage : un an de babysitting ! Elle m’a offert de très vite récupérer ma vie de femme et d’amoureuse après ma maternité tout en savourant le fait d’être maman. Ça en dit long sur sa vision de la féminité harmonieuse. Elle m’a aussi appris à être une femme indépendante.

Êtes-vous une accro de la mode ? 

Ouh là là, oui ! Mais en prenant un peu d’âge, j’ai appris à choisir mes vêtements et à opter pour quelques belles pièces qui vont durer et des belles matières. J’adore changer de look, passer d’une allure très rock à une autre plus romantique. J’ai l’habitude, en voyage, de toujours m’intéresser aux stylistes locaux et de ramener un vêtement qu’on ne trouvera peut-être pas ailleurs.

Veste Les Filles à Papa, pantalon Dream Catcher, chaussures Bettina Vermillon, collier Tiffany Paper Flowers Platine et Diamants. © Ganaëlle Glume
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