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Les Beckham au complet pour le défilé seventies de Victoria à Londres

Encore un show londonien réussi pour "Posh". | © NIKLAS HALLE'N / AFP

Mode

Cols pelle à tarte, pulls jacquard et couleurs retro: la créatrice britannique Victoria Beckham a puisé dans les seventies pour composer sa collection femme automne-hiver 2019-20, dévoilée dimanche lors de la Fashion Week de Londres.

« S’inspirer du passé » pour faire des « propositions pour le futur », a expliqué la styliste de 44 ans. Pas étonnant finalement qu’elle ait choisi les galeries du prestigieux musée Tate Britain, un bâtiment néoclassique abritant quelques-uns des plus beaux trésors de l’art britannique, pour défiler.

Le come-back du « pelle à tarte »

Le show démarre sur une musique planante qui donne le ton. Dans l’assistance, on aperçoit la tribu Beckham au grand complet, à commencer par le père, David, l’ancienne star du football anglais et époux de Victoria, assis à côté de la grande prêtresse de la mode, Anna Wintour, ses inévitables lunettes de soleil vissées sur le nez.

 

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A la culture seventies, Victoria Beckham emprunte les fameux cols pelle à tarte, longs et effilés comme l’ustensile éponyme, portés avec des pulls jacquard près du corps et des jupes en tweed taille haute. Les pantalons, couleur tabac, amples et confortables, accompagnent des chemises à volants sophistiquées parcourues de quadrillages en pointillés. La créatrice a également trouvé dans ses « archives » un motif de chaînes entrelacées, dont elle pare de longues robes à chute évasée. La palette mêle esprit des années 70 (jaune absinthe, rouge carmin et déclinaisons de marron) aux couleurs du moment (lilas) et joue sur les contrastes (rose/noir ou blanc/bordeaux).

NIKLAS HALLE’N / AFP
NIKLAS HALLE’N / AFP
NIKLAS HALLE’N / AFP

Créatrice respectée

La spécialiste du chic et sobre, habituée des podiums new-yorkais, défilait pour la deuxième fois à Londres, après y avoir fêté l’an passé les dix ans de sa marque. « Le studio est basé ici, tout comme notre magasin phare, et j’avais envie de continuer à participer à la Fashion Week de Londres », a-t-elle expliqué dans le quotidien The Guardian. Créatrice désormais respectée dans le paysage de la mode, l’ancienne Spice Girl navigue encore en eaux troubles côté finances, avec des pertes en hausse à 10,3 millions de livres (11,7 millions d’euros) pour l’année 2017, selon des chiffres publiés en décembre.

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Après le défilé, pendant que les équipes de Victoria Beckham remballaient leurs affaires, des membres du mouvement « Extinction rebellion », partisan de la désobéissance civile non-violente, ont bloqué une partie de la circulation devant le musée pour alerter contre les dangers du changement climatique. « Nous sommes dans une situation d’urgence écologique et nous avons besoin que tous les secteurs de la société disent la vérité à ce sujet, et cela inclut les secteurs culturels », a déclaré à l’AFP Clare Farrell, l’une des participantes de l’initiative visant la Fashion Week, qui a rassemblé une vingtaine de personnes.

(Avec Belga)

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