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Un styliste envoie Aya Nakamura devant la justice pour « parasitisme »

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La chanteuse en novembre dernier. | © Valery HACHE / AFP.

Mode

Un styliste a assigné la chanteuse Aya Nakamura pour « parasitisme » devant le tribunal de Nanterre. 

 

Un styliste a assigné la chanteuse de R’n’B Aya Nakamura pour « parasitisme » devant le tribunal de Nanterre, l’accusant de s’être inspirée, pour des tenues qu’elle porte dans un clip, de son travail sans son consentement, a-t-on appris mercredi auprès de l’avocat du demandeur.

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L’assignation lancée par Kyo Jino est parvenue mardi à l’interprète du tube « Djadja » via son tourneur Totem Production, dont le siège est à Clamart (Hauts-de-Seine), a précisé à l’AFP Me Jean-Marc Descoubès.

Le styliste, « ni averti, ni consulté »

Le styliste parisien de 23 ans, qui dit travailler régulièrement avec des chanteurs en vogue comme la rappeuse Shay ou encore l’ex-candidat français à l’Eurovision Bilal Hassani, accuse l’artiste malienne d’avoir « repris » l’idée de modèles qu’il lui avait présentés quelques mois auparavant, notamment deux robes et une fourrure, selon l’assignation dont l’AFP a obtenu copie.

Il lui avait transmis en décembre dernier un « moodboard » (ou planche de tendances) présentant plusieurs tenues auxquelles « il avait réfléchi pour elle ». Une séance photo avait ensuite été organisée avec Aya Nakamura, la chanteuse posant dans des créations de Kyo Jino.

Mais « quelle ne fut pas la surprise » de Kyo Jino quand il découvre, dans le clip de la chanson « Pookie » sortie en avril, « que certaines des idées vestimentaires figurant dans son ‘moodboard’ (…) ainsi que celles créées pour la séance de ‘shooting’ (…) avaient été purement et simplement reprises par la chanteuse » sans qu’« à aucun moment il n’ait été averti ni consulté », mentionne l’assignation.

« Décontenancé par l’attitude inconvenante de l’artiste », Kyo Jino avait fait part de son « indignation » sur les réseaux sociaux, ce à quoi la chanteuse, qui dément les accusations, avait rétorqué: « Si ce que tu dis est vrai, (…) porte plainte et on verra ».

« Les idées appartiennent à ceux qui les ont eues »

Le styliste l’avait alors mis en demeure, via sa maison de production Warner Music France, de lui payer 50 000 euros en réparation du « préjudice subi du fait de la spoliation de son travail », ce à quoi le producteur avait opposé une fin de non-recevoir, estimant la demande infondée.

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Sur Twitter, la chanteuse de 24 ans avait notamment fait valoir que « les idées appartiennent à ceux qui les réalisent ». Mais pour Kyo Jino, de son vrai nom Ibrahim Coulibaly, « les idées appartiennent à ceux qui les ont eues » et « exploiter l’idée de quelqu’un d’autre, sans son accord et pour en tirer une valeur marchande, est du parasitisme », précise l’assignation.

« À défaut d’accord amiable, on va se battre », a indiqué à l’AFP Me Descoubès. Aya Nakamura – Aya Danioko à la ville – n’a pu être contactée dans l’immédiat. Son label, joint par l’AFP, n’a pas souhaité communiquer.

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