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Green Lab Clothing : Une mode engagée et artistique

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La collection West Winds a été crée par Bastien Schoonjans. | © Green Lab Clothing / Jonathan Staveau

Mode

Cette marque de vêtements belge écoresponsable collabore avec des artistes afin d’avoir des œuvres uniques qui soient porteuses de message.

 

« Nous voulons des dessins qui portent un message » annonce Rafael Veloso, créateur de la marque Green Lab Clothing. Avec Loïck Weber et Olivier Van Zuylen, ils ont décidé de créer une marque de vêtements écoresponsable, artistique et porteuse de message. Aidés par le Start Lab de l’ICHEC, ils ont commencé leur projet en septembre 2017 avant de prendre un tournant en août 2018. « L’idée de base était d’avoir une marque écologique et responsable. Par la suite, on a eu l’idée de travailler avec les artistes, et c’est ce qui a donné l’identité de notre marque », explique Rafael Veloso.

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Les trois fondateurs de la marque, Rafael, Loïck et Olivier. © Green Lab Clothing

Véhiculer un message était une nécessité pour cette marque belge, qui privilégie des dessins engagés plutôt que des dessins « seulement » artistiques. « Nous voulons des dessins qui portent un message au travers de l’art, qui défendent des valeurs que ce soit social ou écologique. Porter ces habits, c’est presque un acte militant, car en plus d’avoir des habits en coton biologique, on porte un dessin qui véhicule un message », explique Rafael Veloso. « Ces dessins d’artistes peuvent également permettre d’engager une conversation, et de discuter plus ouvertement de sujets comme la déforestation ou l’exploitation animale par exemple. »

Ainsi, dans la collection Leogras, on retrouve un léopard obèse dessiné par Noëmie Béchu qui dénonce le gavage animal pour ensuite en récupérer leur fourrure.

Autre exemple : dans la collection Monkey 47, Natasha Bennett esquisse un singe accroché à un arbre, contemplant une forêt tristement désertique.

Soutenir des jeunes artistes

Un autre élément important pour ces trois entrepreneurs bruxellois était de soutenir le travail de jeunes artistes. « Nous voulons leur donner de la visibilité, et nous les rémunérons aussi. Même si ce n’est pas grand-chose, nous avons comme idée que tout travail mérite salaire. » La rencontre entre le Green Lab Clothing et les artistes se fait de différentes manières. « Certains nous contactent directement car ils sont intéressés par notre projet » explique Rafael Veloso, « et d’autres sont dénichés par Olivier qui s’occupe principalement de ça ». À partir de là, ils demandent à l’artiste d’élaborer une œuvre unique avec un message engagé. Pour le reste : « libre court à leur imagination ».

La communauté participe également à l’élaboration des collections. « Après avoir sélectionné deux dessins d’un artiste, nous les proposons à notre communauté en les affichant dans une story sur Instagram. Le dessin qui remporte le plus de j’aime est sélectionné pour figurer sur des pulls et des T-shirts. » Pour chaque collection, uniquement 100 tirages peuvent être effectués. « Avec chaque produit acheté, on joint un certificat d’authenticité qui assure que c’est le n°49/100 par exemple, comme une œuvre d’art. » Tirer en nombre limité permet également de pouvoir collaborer avec de plus nombreux d’artistes.

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La marque possède déjà plusieurs modèles, créés par différents artistes. © Green Lab Clothing

Une mode responsable

En plus d’utiliser du coton biologique, le Green Lab Clothing élabore une véritable réflexion pour limiter son impact environnemental. « Nos collections sont à tirages limités afin d’éviter la surproduction et le gaspillage. Nous produisons uniquement les commandes qui sont passées, de manière à ne pas avoir de stock inutile. » L’équipe fait également attention au packaging, qui est 100 % compostable.

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Concernant la production, la marque travaille avec la société belge Stanley & Stella afin d’avoir la meilleure qualité de coton biologique possible. La production s’effectue au Bangladesh, un choix que défendent les trois hommes. « Beaucoup de personnes ont encore une image négative de ce pays, mais il faut savoir que les grandes marques délaissent de plus en plus ces régions du monde car le coût de la main-d’œuvre a augmenté (et c’est tant mieux) » justifie Rafael. Des certifications officielles attestent que les produits sont éthiques, durables et faits à partir de coton bio premium. « Nous faisons confiance aux certifications officielles de notre fournisseur qui est reconnu et utilisé par énormément de marques. Au lieu de boycotter cette région du monde, nous voulons y rester pour que ces personnes aient aussi un travail et dans de bonnes conditions. C’est un parti-pris que nous défendons. »

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