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Défilé Dior Croisière 2018 : mirage enchanteur sous le soleil de Californie

Un événement aux allures de mirages en plein désert californien | © Eric Staudenmaier

Mode

Pour la présentation de la collection Dior Croisière 2018, Maria Grazia Chiuri, direc­trice artis­tique de la maison de couture, a choisi la voie des airs. Envol de montgolfières dans la cité des anges devant un parterre de stars réunies pour l’occasion.  Sous les reflets du soleil couchant de Californie, Dior a rappelé à quel point la mode pouvait toucher parfois à la magie.

 

Dior

La Californie était pour Julien Clerc une frontière entre mer et terre, le désert et la vie. Hier soir, le désert s’est animé comme jamais, accueillant la crème de la jet-set venue applaudir la présentation du défilé Dior Croisière 2018. Un défilé à l’image de l’ADN de la maison, surprenant, féérique, et d’une allure folle. Un pari d’autant plus audacieux que l’événement se tenait à Calabasas, une banlieue de Los Angeles plutôt connue pour être le fief de la famille Kardashian. Un grand écart que n’a pas manqué de relever avec humour la blogueuse star Garance Doré, en légende d’un cliché rendant compte de la majestuosité de l’événement. Après avoir transformé la fashion week parisienne en champs de fleurs et fait du Musée Rodin le théâtre d’un époustouflant bal masqué, la maison de couture récidivait aux États-Unis ce jeudi, créant pour l’occasion un merveilleux mirage en plein désert.

 

Féminité exaltée

Une nature à la beauté sauvage, en concordance parfaite avec les inspirations de Maria Grazia Chiuri pour la collection. Pour la créatrice, pas question de rester sur les chemins balisés : chaque collection est pour elle l’occasion de réinventer l’héritage de la maison. Et pour le vestiaire croisière 2018, Maria Grazia Chiuri n’a pas hésité à voyager dans le temps : inspirée des fresques de la grotte de Lascaux et de la féminité sauvage décrite par Clarissa Pinkola Estés dans son livre Femmes qui courent avec les loups, la collection renvoie à une femme forte, libre, et un peu mystique, qui mêle bestialité et intuition chamanique. Un tempérament rugissant qui se traduit dans des silhouettes à l’élégance féline qui rendent ses lettres de noblesse au vestiaire western.

Dior

Envolée sauvage

Dégradés de beige, franges, chapeaux de cowboy. Dior ne vend pas des vêtements mais un état d’esprit, l’étendue des paysages, l’ivresse de la chevauchée, l’odeur de la terre brûlé par le soleil. La collection Croisière invite à l’évasion, forcément, dans l’immensité des plaines et du désert. Au détour du podium, la délicatesse d’une robe brodée de fleurs ou l’audace d’une maille ornée de motifs rupestres étonne et éblouit. Avec talent, passion et détermination, Maria Grazia Chiuri réussit une fois de plus le pari de faire quelque chose de tout à fait nouveau, et pourtant, intimement lié à l’histoire de l’illustre maison notamment via un clin d’oeil à la passion de Christian Dior pour l’art de la divination. Entreprendre la traversée du désert, oui, mais à grand renfort de matières précieuses et de montgolfières.

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