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Septuagénaire, et alors ?

Catherine Mattelaer, 70 ans, porte la bague collector du 25ème annniversaire de Bigli : la Bright Eyes en or rose et malachite. Un bijou ‘state of mind’ pour les femmes conscientes de leur propre valeur, combiné aux créoles Infinity XL en or rose et diamants. | © Bigli

Mode

La mannequin belge Catherine Mattelaer est un éclatant défi à l’âgisme. A 70 ans,  elle devient le nouveau visage des bijoux Bigli !

 

« Je savais que je prenais un risque en décidant d’en faire la star du lookbook de notre 25ème anniversaire », confie Laurens Aerens. La directrice artistique et cofondatrice de Bigli. tenait pourtant plus que tout à y mettre en scène celle qui affiche ses cheveux gris avec glamour. S’agit-il d’un choix militant contre l’âgisme et ses stéréotypes ? « Je ne le ressens pas ainsi. Je pense néanmoins pouvoir jouer un rôle positif en défendant la liberté d’être soi. Y compris avec une chevelure argentée, des rides, des taches brunes sur la peau… que je ne trouve pas moches. Pourquoi cela devrait-il obliger une femme à devenir invisible, à renoncer aux vêtements colorés, aux bijoux, à être joyeuse ? ».

Ce message, Laurence Aerens a désiré le transmettre dans un shooting mode qui respire l’énergie, l’optimisme et la joie de vivre. Catherine Mattelaer y est magnifique, parée des bijoux Bigli les plus XL. Par exemple, la spectaculaire bague Bright Eyes 25th Anniversary. Nappée d’une malachite oversized, celle-ci correspond exactement à sa notion personnelle de l’élégance : « J’aime combiner une tenue sobre à quelque chose de plus audacieux ».

Les bijoux Bigli et leurs 50 couleurs font rayonner les femmes à tout âge. Bagues, boucles d’oreilles et collier Mini Sweety pour Catherine Mattelaer et sa jeune consoeur. ©BIgli

A ses débuts dans le mannequinat, Catherine Mattelaer préférait associer robes hippies et vestes de velours ! Les modèles belges étant plutôt rares dans les années 1970, son métier la fera voyager dans le monde entier et multiplier les belles rencontres avec des grandes figures de la mode. A 35 ans, elle arrête tout, fonde une famille et travaille ensuite dans une boutique dédiée aux créateurs de l’avant-garde belge des Eightie’s. A 65 ans, décision surprenante : elle se lance à nouveau dans le mannequinat et n’hésite à suivre le conseil de son agence (Dominique Models).

Ne plus se colorer les cheveux ! Au lieu d’une frustration, ce sera une libération : sa carrière et les voyages reprennent, les magazines féminins la bookent pour des shootings et la directrice artistique de Bigli découvre en elle le visage Bigli. « Depuis quelques années déjà, je songeais à un visage plus âgé pour notre image. Je désespérais un peu après un essai raté avec une modèle dont les traits étaient figés par le Botox. A 55 ans, je suis réaliste : vouloir retrouver la peau de sa jeunesse est un combat perdu d’avance ! J’apprécie, au contraire, le naturel de Catherine qui assume ses rides non-photoshopées dans notre lookbook. Vieillir, c’est aussi être à l’aise avec soi, ne plus rien avoir à prouver, rester connectée aux bonheurs qu’offre la vie ».

Le regard sur l’âge de Laurence Aerens se rapproche de la vision jubilatoire de « Rose », le premier film d’Aurélie Saada, sorti en décembre. Pour ses débuts de réalisatrice, l’ancienne chanteuse du duo Brigitte montre l’émancipation d’une septuagénaire, d’abord triste et effacée. Interprétée par Françoise Fabian (78 ans), on la voit redevenir pétillante, solaire et drôle, retrouver l’envie de séduire et le plaisir de vivre avec gourmandise. « Il n’y a pas de pires limites que celles que l’on s’impose à soi », conclut Aurélie Saada.

 

©Bigli

 

 

 

 

 

 

 

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