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Les tendances fashion « WTF » de la rentrée

La "raie du plombier", une des tendances actuelles qui laisse dubitatif | © Asos

Mode

À chaque fashionweek, quelques micro-tendances complètement décalées nous laissent dubitatifs… Pièces absolument importables, trop excentriques ou au goût douteux se font remarquer chaque année sur les podiums et alimentent les polémiques.

Si certains saluent la dimension non-conformiste de créations totalement affranchies des codes traditionnels de la mode, d’autres ironisent avec délice sur l’aspect disproportionné des lubbies arty d’une poignée de créateurs qui se coupent clairement des « vrais » gens.

On choisit son camp avec quelques fashion faux pas farfelus repérés cette saison.

Un bonnet d’âne

Connu pour ses défilés à la mis en scène acrobatique et ses silhouettes délirantes, le créateur américain Rick Owens était pourtant l’un des fondateurs du mouvement « anti-fashion » des années 90 avec une mode ultra minimaliste et asexuée. Mais au fil des saisons, sa belle originalité s’est muée en véritable extravagance. Cet hiver, il emballe ses modèles avec des superpositions de sacs de couchage et leur visse sur la tête un headband orné d’oreilles d’âne faites avec des manches de sweat en molleton… Rick Owens revendiquerait-il là son statut de cancre de la classe mode ?

Un costard carpette

À seulement 30 ans, l’anglais Craig Green est déjà à la tête de sa propre marque éponyme depuis 2014. Des collections Homme présentées à la fashionweek londonienne et qui ne laissent aucun doute sur la grande influence que la griffe décalée « Comme des Garçons » a eu sur ce jeune créateur. En effet, Green s’illustre par une déstructuration totale du vêtement et donc, du corps. Et cet hiver, en plus de jouer sur les empiècements, il crée des silhouettes avec des morceaux de tapis persans. Résultat, les mannequins défilent dans des costumes XXL faits de pans de carpette cousus grossièrement… Serait-ce le must du « home made » ?

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Une doudoune cordage

 

Considérée avec raison comme LA marque chic de vêtements d’hiver, la maison franco-italienne Moncler a su se propulser à la première place des doudounes haut de gamme. Des pièces chaudes et confortables qui s’achètent à prix d’or mais durent toute la vie. Et pourtant, cette saison, la marque a semble-t-il décidé de ne plus faire dans le beau classique basique. Les modèles 2017-2018 se veulent extra longs, enserrés d’une multitude de cordages d’escalade et fermés par tout autant de mousquetons. Pas sûr que cette frasque décalée laisse à la marque son rang de premier de cordée.

Des clapettes en pilou

Attention, qu’on le veuille ou non, cet hiver le gros coton façon peignoir de bain s’invite dans notre dressing de ville. Une matière douce, confortable et molletonnée qui s’applique principalement sur le tradi trenchs ceinturés. Mais comme toute micro tendance fantaisiste, le dérapage est vite arrivé. Et c’est à la pourtant très chic griffe italienne Fendi que l’on doit l’idée la plus saugrenue, celle de décliner le pilou coloré en accessoire masculin. Cabas rayé rose et pantoufles à logos, il semble que l’idée soit de passer directement de la salle de bain au bureau.

Un pantalon plombier

Depuis les années 2000, le leader du shopping online Asos propose un large éventail de marques internationales. Des collections à petits prix mais aussi des pièces chics et chères. L’eshop a également développé une gamme de vêtements à son nom qui se veut ultra classique… Jusqu’ici. Puisque cet automne, le basique slim noir est remplacé par un modèle « un poil » vulgaire puisqu’il se calque sur le fameux « sourire du plombier ».
Un jean taille haute découpé à l’arrière et qui dévoile le haut des fesses dès qu’on se penche en avant. C’est pour le moins déconcertant.

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Une robe Atomium

Cet hiver, les créateurs ont tous craqué pour l’alu… Étole matelassée chez Chanel, jupon froissé chez Y/Project, la tendance est au papier d’argent en version XXL. Mais c’est sans conteste le collectif japonais Comme des Garçons qui signe la créations la plus Alu’cinante.
Une giga robe à sphères effet couverture de survie pimpée qui se porte visiblement très simplement sur une petite paire de baskets pastel. De quoi ravir les fans de Lady Gaga et se faire remarquer les soirs de fêtes avec l’éventualité gênante de passer pour une boule à facettes.

 

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