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Mia Zia, le vestiaire ensoleillé des femmes qui aiment s’évader

Les rayures colorées, signe distinctif de la marque | © Mia Zia

Mode

Lancée en 1997, Mia Zia s’est directement créé une place au soleil grâce à ses vêtements mêlant touches ethniques et rayures colorées. Le credo de cette marque belge qui invite à l’évasion : la noblesse des matières, de l’allure et de l’âme. Rencontre avec Nathalie Piquin, aujourd’hui à la tête de Mia Zia après y avoir commencé sa carrière il y a 13 ans. 

C’est au hasard d’un stage en architecture que Nathalie Piquin a découvert Mia Zia. Alors que son mari complétait sa formation d’architecte au Maroc, la pétillante bruxelloise a commencé sa carrière au sein de la marque belge aux rayures colorées. De retour en Belgique après un an à Marrakech, cette philosophe de formation est la seule employée à être maintenue par Eric Boulanger lorsqu’il rachète la marque. Avant de devenir son associée, puis aujourd’hui, actionnaire majoritaire en charge de continuer l’histoire de la marque.

Rayures et pompons

Une marque à l’esthétique reconnaissable, que Nathalie Piquin a la tâche délicate de faire évoluer juste ce qu’il faut, sans toutefois perdre l’ADN de la marque. « Ce n’est pas toujours évident, car on doit respecter les signes distinctifs de la marque, mais il est important d’innover vis-à-vis des clientes. Nous avons toujours utilisé les pompons, et aujourd’hui, on en voit partout, donc c’est une chance puisqu’on est pile dans la tendance, se réjouit Nathalie. Pareil pour les rayures, ce sont nos signes distinctifs, mais qu’on réinterpréter chaque saison avec une touche de modernité. Beaucoup de gens rêvent d’avoir une marque reconnaissable, et nous avons cette chance, donc il faut savoir la respecter tout en amenant de nouvelles choses ».

Mia Zia

Vestiaire cosmopolite

Les imprimés de désert ensoleillés s’affichent sur un t-shirt en lin, les rayures se parent de franges et les pompons se déclinent sur des bracelets pour une allure nomade et cosmopolite, avec des matières douces et confortables qui semblent avoir été conçues pour faire le tour du monde. Un vestiaire à l’image de la marque : « la créatrice belge à l’origine de la marque avait la chance d’habiter à Marrakech et elle s’est inspirée de l’ambiance de la ville et de ses couleurs pour ses créations. Aujourd’hui, on continue à travailler dans de petits ateliers familiaux au Maroc et au Portugal, pour bénéficier du savoir local, auquel on appose l’empreinte européenne du design depuis nos studios bruxellois ».

Mia Zia

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Mia Zia

La femme Mia Zia ? Une citadine voyageuse, qui s’évade dans la vie comme à la ville et privilégie une élégance sans chichis mais bien rehaussée de pompons. Et alors que la marque fête ses 20 ans cette année, Nathalie Piquin compte bien continuer de la faire évoluer. Grâce aux fruits d’une campagne de crowdfunding réussie, qui a vu Mia Zia récolter plus de 100 000 euros, une aubaine à l’heure où les banques belges se montrent de plus en plus frileuses envers les entreprises textiles. Mais aussi et surtout grâce à la vision de Nathalie, qui se verrait bien abandonner le carcan des deux collections par an pour se concentrer sur le lifestyle. « Je nous vois bien élargir la gamme à l’intérieur, proposer un univers très cocooning » s’enthousiasme Nathalie. L’occasion pour Mia Zia d’explorer encore de nouveaux horizons.

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