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Des pubs retouchées pour montrer le coût véritable de la fast-fashion

Des pubs qui montrent une réalité tout sauf tendance | © Igor Dobrowolski

Mode

Avec leur collections renouvelées en permanence pour coller au plus près aux tendances, H&M, Zara et les autres enseignes de la fast-fashion sont un rêve de fashionista. Un rêve qui tourne souvent au cauchemar pour ceux qui produisent les vêtements, ainsi que le dénonce l’artiste polonais Igor Dobrowolski. 

À l’origine de son projet, l’effondrement du Rana Plaza, le 24 avril 2013 au Bangladesh. 1127 ouvriers de l’industrie textile avaient perdu la vie dans cette tragédie qui a éveillé les consciences occidentales au coût humain des vêtements bon marché. Et si depuis, les initiatives pour une mode plus éthique se sont multipliées, les enseignes phares de la fast fashion restent des arrêts obligés pour les modeuses qui veulent être sans cesse à la pointe des tendances sans toutefois bénéficier d’un budget illimité.

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Igor Dobrowolski

 

« Plus de mille personnes sont mortes après l’effondrement de l’usine de vêtements au Bangladesh. Quand les grandes compagnies exigent que les usines réduisent les prix, les propriétaires n’ont pas d’autre choix que de s’adapter et de travailler plus vite et moins cher, sinon, les vêtements seront fabriqués ailleurs ». Des adaptations aux conséquences parfois très graves.

La seule manière de réduire les coûts est de réduire les salaires des employés, empirer les conditions de travail et de sécurité, et faire fi des normes de respect de l’environnement – Igor Dobrowolski

Igor Dobrowolski

Et Igor Dobrowolski de citer Livia Firth, femme de l’acteur Colin Firth et éco-warrior du monde de la mode, en soulignant que « nous profitons de leur besoin de travailler en les traitant comme des esclaves. Ce n’est pas tant qu’il ne faut pas leur donner du travail, mais bien qu’il faut le faire en faisant preuve du même respect envers eux qu’envers nos amis et notre famille ». Des mots auxquels l’artiste appose le choc des photos, pour rappeler, images à l’appui, que ce merveilleux petit top bon marché coûte en réalité bien plus cher qu’il n’y paraît.

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