Horlogerie Hermès : L’excellence au galop

Horlogerie Hermès : L’excellence au galop

Hermès célèbre toujours ses origines hippiques. | © Unsplash

Montres

Le temps est définitivement un objet Hermès. La preuve par quatre montres faisant de chaque instant leur espace de jeu.

« Nous voulons éveiller un rapport ludique au temps avec un objet fidèle à sa fonction », résumait en janvier dernier, au SIHH de Genève, le directeur artistique d’Hermès Pierre-Alexis Dumas. Début 2018, la maison parisienne a réussi son entrée au prestigieux Salon international de la haute horlogerie, lieu incontournable où marques et manufactures se doivent de rivaliser d’inventivité pour convaincre professionnels et journalistes venus du monde entier.

Un rapport apaisé au temps

Dans ce luxueux cocon de toutes les concurrences et de toutes les rivalités, Hermès a été applaudie pour son rapport apaisé au temps. Plutôt que de mesurer, séquencer et contrôler, elle préfère susciter les émotions et ouvrir des espaces de fantaisie, de récréation. Un peu léger, tout cela ? Non : les montres Hermès disposent de leur propre manufacture en Suisse et de nombreux savoir-faire exigeants. La maison y déploie sa maîtrise des innovations techniques dans le seul but de susciter l’émerveillement. Chaque nouvelle création possède, il est vrai, la légèreté de l’inattendu.

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L’instant en tout lieu

L’invitation à découvrir le temps Hermès passe, cette année, par le plus étonnant des garde-temps globe-trotters : la Slim d’Hermès GMT. Sous le voile quelque peu sybillin d’un verre fumé, son cadran gris ardoise largement ouvert affiche une typographie très particulière. Aux chiffres entrecoupés pour la ronde des heures et constellés pour l’heure « domicile » du compteur GMT s’ajoutent un calendrier circulaire et deux indicateurs jour/nuit dédiés aux lieux de départ et de voyage. Le tout d’une lisibilité parfaite et orchestré par un mouvement automatique extraplat de manufacture Hermès (2,6 mm d’épaisseur), assisté d’un module GMT (1,4 mm) développé en exclusivité par Agenhor. Au cœur du périple : un microrotor (ce composant capte l’énergie des gestes du propriétaire de la montre), des finitions perlées et des motifs partagés entre côtes de Genève et semis de H. Lancée en 2015, la ligne Slim d’Hermès décuple ici en 120 exemplaires sa simplicité faite de rigueur et d’équilibre.

Slim d’Hermès GMT. Boîtier extraplat en palladium, mouvement automatique manufacture, 
120 exemplaires. Médor Rock bracelet triple tour : esprit rebelle et élégance d’un miniformat acier (16 x 16 mm) sous cabochon laqué. Quartz suisse.

Clou du mystère, galop horaire, carré nineties

Depuis 1993, la montre à secret Médor dissimule heures et minutes sous son clou pyramidal. Un clou fabriqué, à l’origine, par les artisans Hermès pour les colliers des chiens de chasse, d’où l’esprit cabot et frondeur de la nouvelle Médor Rock. Le clou y évolue en cabochon poli miroir laqué d’une couleur identique au cadran, ou laqué et serti d’un croisillon de diamants. La montre Arceau retrouve ses origines hippiques (l’unique attache évoque un étrier) dans les très acidulées versions Arceau Casaque : chaque cadran joue aux « petits chevaux » sur fond de tweed à chevrons Enfin, la Cape Cod offre de nouvelles déclinaisons. Bracelets double tour cuir (bleu, étoupe) ou maille milanaise, quatre motifs chaîne d’ancre sur le cadran des grands modèles. Cette montre carrée qui ne voulait pas l’être (ainsi en avait décidé, en 1991, le regretté et impertinent designer maison Henri d’Origny) se réinvente avec audace pour rendre hommage à son créateur.

L’Arceau. Casaque à chevrons rouges, bleus, jaunes ou verts. Acier, quartz suisse. La Cape Cod, complice des femmes actives depuis les nineties, magnifiée par un bracelet double tour et des index chaîne d’ancre. Acier, quartz suisse.

Plus d’informations sur www.hermes.com.

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