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Avec sa montre Big Crown, Oris pilote le temps

Points forts de la Big Crown Propilot Calibre 14 : 10 jours d’autonomie et second fuseau horaire pouvant être ajusté à la demi-heure près. Acier, 44 mm, remontage automatique. | © Oris Big Crown ProPilot Calibre 114

Montres

Décollage assuré avec ses moteurs toujours « maison » et sa montre d’aviateur créée en 1938 : la Big Crown.

Dans le ciel horloger, la marque se singularise : à l’heure des rachats par des fonds d’investissement privés ou des grands groupes, elle demeure 100 % indépendante. Irréductiblement.

Pas de quartz

Cette particularité lui permet aujourd’hui de continuer à concevoir ses propres mouvements mécaniques : plus de 270 depuis 1904 ! L’entreprise, retranchée au fond d’une vallée de la Suisse alémanique, a quand même subi le tsunami du quartz durant les années 1970 et 1980. Ses ambitions manufacturières furent stoppées, tout comme les machines-outils, fabriquées également en interne. « Si la crise du quartz a mis l’horlogerie suisse à genoux, nous avons toujours cru à la valeur émotionnelle et technique des montres mécaniques », rappelle le président d’Oris, Ulrich W. Herzog.

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La patience étant une vertu typiquement suisse, il attendra 2009 avant de relancer un programme de développement de mouvements, avec l’aide d’une équipe d’ingénieurs. Résultat en 2014 : le Calibre 10, pourvu d’une autonomie exceptionnelle de dix jours. Les rouages de la maison n’étaient donc pas rouillés après trente-cinq ans d’arrêt ! Sur la même architecture de base, le projet engendrera une série de mouvements uniques : le Calibre 111 avec guichet date, le Calibre 112 à second fuseau horaire et le Calibre 113, doté d’un calendrier d’affaires. Tous innovants, qualitatifs et produits à des prix accessibles, selon le vœu du président, fidèle à l’entreprise depuis plusieurs décennies. « Depuis trente ans, zéro modèle à quartz ! »

Reine des airs

Icône d’Oris, la Big Crown doit son nom à une couronne surdimensionnée conçue pour les pionniers de l’aviation : ils ne devaient ainsi pas ôter leurs gants de cuir pour l’ajuster en plein vol. Ce détail pratique est devenu aujourd’hui la signature d’une montre pilote au design séduisant. Les 80 ans de l’héroïne aéronautique donnent lieu à deux beaux numéros de voltige horlogère. Le premier ? Le grand retour de la version avec « pointer date » : une longue aiguille chapeautée de rouge qui indique la date d’un calendrier circulaire. Les autres éléments identitaires (lunette rainurée) ont été pieusement conservés par la nouvelle génération de créateurs chargés de revisiter le modèle. Boîtier affiné, couleurs inédites de cadran, bracelets personnalisables… ça fonctionne !

La mission de Lukas Bühlmann, ingénieur chez Oris : revisiter la Big Crown Pointer Date pour une nouvelle génération de passionnés. « Notre ambition était de la moderniser sans perdre l’essentiel de son ADN. Pour créer la palette chromatique des cadrans, nous nous sommes inspirés d’un livre de Le Corbusier. »

Deuxième « big » prouesse : un garde-temps d’aviation offrant aux voyageurs un second fuseau horaire, ajustable à la demi-heure près. « C’est une fonction très inhabituelle sur une montre GMT », souligne Ulrich W. Herzog. A partir de 5 200 euros, la Big Crown ProPilot Calibre 114 offre un confort tout aussi inhabituel : dix jours de réserve de marche. Pour apprécier les performances du mouvement automatique maison et l’esthétique typée du cadran, nul besoin d’avoir une âme d’aviateur. Juste une envie planante de précision, de style et d’élégance…

Big Crown Pointer Date, acier, 40 mm, mouvement automatique, réserve de marche 38 heures. A partir de 1 500 €.
Mots-clés:
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