Porsche, Bentley… Quand l’horlogerie se met au volant

Porsche, Bentley… Quand l’horlogerie se met au volant

Salon de l’Auto 2019 oblige, il est bon de rappeler que voitures et montres mécaniques ont beaucoup en commun. | © DR

Montres

Ça roule pour les passionnés d’automobile et de précision horaire ! Voici trois exemples puisés dans l’actualité horlogère.

Voitures et montres mécaniques ont beaucoup en commun. Un moteur, des rou(ag)es, une carrosserie d’acier, un réservoir d’énergie, des entretiens réguliers. On rêve donc de posséder les unes et les autres.

Des « car watches » singulières

Si la nouvelle Porsche 911 était très désirable à Brussels Expo lors de Salon de l’Auto, une jeune maison horlogère danoise débarquera bientôt en Belgique (02 658 01 20) pour donner l’heure aux admirateurs du légendaire bolide. Son nom : REC, pour « Recover, Recycle ». La marque, basée à Copenhague, cultive le fantasme en découpant ses cadrans dans le métal de véritables Porsche 911 ! Collectés à travers le monde, les anciens véhicules fournissent des plaques protégées d’une laque grise semi-transparente. Chaque cadran atypique de la collection 901 possède ainsi une patine « historique » unique. Côté pile, l’hommage se poursuit : la masse oscillante du mouvement automatique (Miyota) ressemble aux enjoliveurs de la Porsche 911. Boulon sur le gâteau, REC grave le numéro du châssis de la voiture recyclée et ajoute une « story card » qui donne accès à une vidéo sur son passé. Avis aux amateurs de car watches singulières : le label danois recycle aussi des Ford Mustang et des Mini Cooper.

Ça roule pour Breitling et TAG Heuer

Plus prestigieuse, la collaboration de longue date entre Breitling et Bentley. En 2003, le constructeur d’automobiles de luxe britannique avait choisi l’horloger suisse pour concevoir l’horloge de bord de son coupé emblématique, la Continental GT. En 2018, le partenariat a repris – côté poignet – avec l’édition limitée d’un garde-temps d’exception dont le calibre manufacture délivre une confortable de réserve de marche de 70 heures : le chronographe Premier B01. La version British Racing Green rappelle que Bentley, synonyme d’élégance, a aussi un glorieux passé sur les circuits. En 2003, Bentley Motors a fait son retour au Mans. En 2019, son centenaire sera célébré avec un autre collector exclusif. Breitling partage depuis longtemps le culte de la perfection de l’élégant motoriste britannique. A titre d’anecdote, Willy Breitling, concepteur du premier chronographe à deux poussoirs, collectionna les Bentley dès la fin des années 1940.

De g. à dr. : Breitling et le constructeur britannique d’automobiles de luxe Bentley réaffirment leurs valeurs communes en collaborant à nouveau. Premier B01 Chronographe Bentley British Racing Green, acier, 42 mm, calibre automatique manufacture 70 heures, 7 800 €. A Copenhague, REC emploie, de façon « traçable », la carrosserie d’anciennes Porsche 911 pour parer de cadrans atypiques sa collection automatique 901. Acier, 44 mm, triple calendrier, réserve de marche 40 heures, 1 495 €. La personnalité bouillonnante du plus jeune vainqueur de Grand Prix de l’histoire de la F1 s’exprime dans ce collector TAG Heuer Formula 1. Max Verstappen y a intégré ses couleurs, son numéro de course (le 33) et le drapeau tricolore des Pays-Bas. Acier, 43 mm, quartz, 1 300 pièces, 1 950 €.

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Autre style sur l’asphalte : TAG Heuer. Chronométreur officiel de l’écurie Aston Martin Red Bull Racing, la maison suisse collabore pour la troisième fois avec son jeune prodige, le Néerlandais Max Verstappen. Résultat, une montre racée et performante dont le prometteur pilote a supervisé la création. D’où la présence de son numéro fétiche, le 33, et du drapeau hollandais sur le cadran. « Elle est très sportive, avec de belles couleurs racing, noir et rouge. Très cool. Exactement ce que je voulais », confiait-il en novembre dernier, lors de la présentation à Amsterdam.

Plus d’informations sur recwatches.com, breitling.com et tagheuer.com.

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