TAG Heuer Monaco : La montre fétiche de Steve McQueen fête ses 50 ans (et elle n’a pas pris une ride)

TAG Heuer Monaco : La montre fétiche de Steve McQueen fête ses 50 ans (et elle n’a pas pris une ride)

La TAG Heuer Monaco doit une part de sa célébrité à Steve McQueen. En 1971, l’acteur insista pour la porter durant tout le film « Le Mans ». Dans l’écrin, le garde-temps original lancé en 1969, reconnu premier chronographe automatique carré et étanche de l’histoire de l’horlogerie suisse. | © DR

Montres

L’icône par excellence des amateurs de chronographes sport carrés et des fans de Steve McQueen.

La Monaco attire le regard et interpelle depuis cinquante ans. Radicale avant l’heure, reconnaissable à la seconde, « elle ouvre la porte à la marque TAG Heuer. De nombreux collectionneurs commencent par l’acquérir, puis s’intéressent éventuellement à nos autres collections, mais continuent à adorer la pièce avec laquelle tout a commencé », constate Catherine Eberlé-Devaux, directrice Heritage de TAG Heuer.

« Nous voulions quelque chose d’avant-gardiste »

Et pourtant, lors du lancement de presse le 3 mars 1969 à Genève et New York, les réactions furent loin d’être enthousiastes. Comme c’est souvent le cas avec les créations légendaires, elle a divisé les opinions. « Nous voulions quelque chose d’avant-gardiste », se souvient le PDG de l’époque Jack Heuer, actuel président d’honneur de TAG Heuer. Les boîtiers carrés étaient alors exclusivement réservés aux montres habillées. La raison ? L’impossibilité technique de les rendre étanches. L’horloger suisse y parviendra néanmoins, désireux d’offrir un contenant digne de ce nom à une autre révolution : le premier mouvement de chronographe automatique, le Calibre 11. Depuis trois ans, la maison travaillait à le développer en étroite collaboration avec Breitling et Hamilton. Malgré un PDG convaincu qu’une innovation aussi radicale avait besoin d’un design disruptif, la montre aux angles droits se révéla difficile à fabriquer et sa popularité se fit attendre. Mais ça, c’était avant…

Reine du grand écran

En 1971, Steve McQueen est la vedette du film « Le Mans », tourné sur le célèbre circuit automobile français. L’acteur, amoureux du chronographe carré, exige de le garder au poignet à chaque scène. La carrière de la Monaco était lancée. Jack Heuer avait donc eu le nez fin en pressentant que l’univers du sport automobile allait être un vecteur de promotion des montres. Avant même le coup d’accélérateur fourni par Steve McQueen, il y croyait déjà en associant le nom de la montre au très glamour Grand Prix de F1 de Monaco.

De bleue, la belle du bitume devint noire au milieu des années 1970 : une version rare, dite « Dark Lord », ultraconvoitée aujourd’hui par les collectionneurs. L’histoire de la Monaco reprend en 1998 avec la relance d’un modèle inspiré de l’original. Cette fois, l’enthousiasme est immédiat. Ce sera la clé de contact pour de multiples versions, complications et designs.

De g. à dr. Monaco Chronographe Calibre 11, cadran bleu métallique, boîte acier 39 mm : une belle réinterprétation qui respecte l’héritage de l’emblématique « McQueen Monaco ». Détail iconique : la couronne côté gauche. A l’époque, elle signifiait que la montre n’avait pas besoin d’être remontée. Automatique, réserve de marche de 40 heures. Edition Monaco Gulf 2018 : le cadran bleu soleillé affiche les fameuses rayures de la compagnie pétrolière, pilier du monde automobile depuis plus de 115 ans. Acier, 39 mm, chronographe Calibre 11, remontage automatique.

Depuis deux décennies, la Monaco a évolué, mais en gardant toujours ce tempo audacieux qui lui a valu la célébrité. Envie d’un savoir plus ? A l’occasion de ce cinquantième anniversaire, l’horloger édite un livre retraçant l’histoire et l’esprit de l’icône. Au sommaire : extraits d’archives, photos inédites, dessins de designs et mouvements. Préfacé par le prince Albert II de Monaco, l’ouvrage inclut des chapitres rédigés par un journaliste spécialisé et des écrivains experts en montres comme Michael Clerizo, qui décrit la relation entre la Monaco et Steve McQueen.

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Un peu de patience : cet ouvrage très documenté, intitulé « Paradoxical Superstar », sera disponible à partir de mai sur le site web de la marque. En attendant, rien n’empêche d’y admirer la presque jumelle de la « McQueen Monaco » 1969 : la Monaco Chronographe Calibre 11, qui fait partie des must-have TAG Heuer depuis 2015.

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