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Horlogerie : Il y a 50 ans, Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Omega marchaient sur la Lune

Toujours charismatique à 89 ans, Buzz Aldrin porte fièrement la nouvelle Speedmaster Professional Apollo 11, limitée à 1 014 exemplaires. 42 mm, or Moonshine 18 ct satiné et poli, mouvement co-axial à remontage manuel, fonction chronographe. | © Omega

Montres

21 juillet 1969, c’est avec une Omega Speedmaster Professional au poignet, Neil Armstrong et Buzz Aldrin devinrent les premiers hommes à marcher sur la Lune.

Leur périple lunaire ne dura que deux heures et demie, mais laissa une trace indélébile dans l’histoire de l’exploration spatiale. En 2019, la maison horlogère suisse célèbre cet anniversaire historique avec une Speedmaster en or massif.

Héros en or

N’y voyez nulle « bling-blingitude » : le choix du métal précieux correspond exactement à l’héritage de la mission Apollo 11. D’abord, il s’agit d’un alliage 18 carats unique, dit « Moonshine ». Plus pâle que l’or jaune traditionnel (car inspiré par le clair de lune se détachant sur un ciel nocturne bleu profond), il offre une résistance accrue à la décoloration et à la perte du lustre au fil du temps. Autre raison légitime d’un hommage goldissime annoncé à 32 800 euros : la précieuse et spectaculaire Speedmaster 50th Anniversary Moonlanding fait référence à la toute première édition commémorative.

Au cours d’une soirée de gala donnée en leur honneur le 25 novembre 1969 à Houston (Texas), les astronautes reçurent une Speedmaster un peu particulière en or jaune 18 carats, surmontée d’une lunette bordeaux. Seuls 1 014 exemplaires furent produits entre 1969 et 1973 : numérotés 3 à 28 pour la NASA, 1 à 2 pour le président des Etats-Unis Richard Nixon et son vice-président, et le reste pour le grand public. Ces pièces rares, en lien direct avec l’espace, sont très recherchées par les collectionneurs. Leur coffret « cratère » demeure, lui aussi, un pur objet de collection.

Bien plus qu’un collector

A nouveau, 1 014 exemplaires attendent les amateurs de garde-temps d’exception. Chacun rappelle qu’équiper la mission Apollo 11 fut le couronnement de l’aventure spatiale de la Speedmaster. Lancée en 1957, elle avait déjà – à force de robustesse et de fiabilité – conquis les pilotes de l’armée de l’air américaine. L’un d’eux, promu astronaute, embarqua en 1962 sa Speedmaster personnelle lors de la mission Mercury-Atlas 8.

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Celle-ci fut donc la première montre dans l’espace avant d’être portée sur la Lune. Elue en 1964 par la NASA pour équiper les missions habitées, elle était la seule à avoir survécu à ses tests drastiques. Pas de droit à l’erreur : cinq ans plus tard, le monde entier aurait le regard tourné vers les héros d’Apollo 11. Leur montre devait leur servir d’outil de secours en cas de rupture de contact avec la Terre ou de panne des instruments numériques.

De g. à dr. : Visible uniquement par le propriétaire de la montre : au verso, l’anneau interne – aussi en or Moonshine 18 ct – abrite un fragment de météorite lunaire délicatement incrusté. Plus accessible et de série : la célèbre Speedmaster Professional Moonwatch acier 42 mm, 4700 €. Son calibre à remontage manuel est un descendant direct de celui porté sur la Lune.

Un demi-siècle s’est écoulé et, chez Omega, on se sent toujours incroyablement fiers d’avoir accompagné cette heure de gloire de l’humanité. Voilà pourquoi l’édition Apollo 11 s’inspire fidèlement du chronographe-hommage de 1969. A quelques différences près : carrure asymétrique typique des Speedmaster de quatrième génération, lunette bordeaux désormais en céramique ZrO2, tachymètre CeragoldTM, index en onyx et calibre certifié Master Chronometer. Les fans de l’histoire d’Omega et de la conquête spatiale pourront s’amuser à repérer les différents logos vintage, la Terre et la Lune reproduites de façon proportionnée sur l’anneau interne du fond du boîtier, et sur le nouveau coffret « cratère » revêtu de panneaux en céramique grise à motifs 3D, l’emplacement exact où le module d’Apollo 11 s’est posé.

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