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Blancpain : Voyage dans 
les grands fonds

Tracté par un remorqueur, la barge de la station bathyale : l’équipe Gombessa V y est isolée du monde extérieur pour explorer, photographier, cartographier et étudier le niveau de pollution de sites sous-marins entre Marseille et Monaco. | © Laurent Ballesta, Gombessa V, Planète Méditerranée

Montres

L’expédition Gombessa V « Planète Méditerranée » : un défi humain, sportif, technologique… et horloger.

 

Par Catherine Malaise

Depuis le 1er juillet, une étrange embarcation tractée par un remorqueur parcourt les côtes varoises : la barge de la « station bathyale » du biologiste sous-marin Laurent Ballesta. Nos compatriotes en vacances au bord de la Grande Bleue ont eu, ou auront peut-être, la chance de l’apercevoir. Itinéraire : calanques de Marseille, Saint-Tropez, Sainte-Maxime, Antibes, Monaco.

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Jusqu’au 28 juillet, ce caisson flottant (5 m2) sert d’habitacle aux quatre plongeurs de l’expédition Gombessa V. Chacun a accepté d’y vivre isolé, sans voir le jour, ni respirer à l’air libre. Treize fois supérieure à la normale, l’atmosphère pressurisée de la station leur permet de multiplier les plongées profondes sans la contrainte des paliers de décompression.

Le 27 juin dernier, Paris Match consacrait un long reportage au challenge et à l’objectif de la mission : l’exploration en toute liberté de sites sous-marins non encore visités, par 60 à 120 mètres de profondeur. « En matière de performances techniques et sportives, il s’agit d’une première mondiale, et je pèse mes mots », confiait Laurent Ballesta avant le départ. Une telle expérience n’a, en effet, jamais été étudiée en conditions réelles.

La 500 Fathoms GMT automatique : titane brossé, 48 mm, triple barillet pour 5 jours d’autonomie, étanchéité 1 000 m. L’affichage d’un second fuseau horaire relie au monde le plongeur biologiste qui a refusé d’emporter un téléphone portable.©Blancpain

Le soutien de Blancpain

Créatrice, en 1953, de l’archétype de la montre de plongée moderne ­– la Fifty Fathoms ­– , la manufacture de haute horlogerie suisse s’est naturellement engagée en faveur de la protection des océans. Elle apporte son soutien à de multiples initiatives dans le domaine : expéditions scientifiques majeures, projets d’exploration océanographique, expositions de photographies sous-marines, forums environnementaux.

Depuis 2003, Blancpain aide aussi chaque mission « Gombessa » du biologiste français. Après avoir rencontré le poisson fossile cœlacanthe en Afrique du Sud, étudié la reproduction des mérous et la chasse des requins gris en Polynésie, Laurent Ballesta a voulu étonner en révélant la vie secrète de la Méditerranée, le long d’un littoral connu de tous. « On la dit polluée alors qu’elle renferme encore des écosystèmes riches, diversifiés, luxuriants et dont certains sont toujours inexplorés. »

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La Fifty Fathoms Barakuda : limitée à 500 exemplaires, elle revisite l’une des montres de plongée Blancpain de la fin des années 1960. Acier,
 40 mm, remontage automatique, réserve de marche de 100 heures, étanche à 300 mètres.©Blancpain

L’horloger suisse a choisi les montres de plongée les mieux adaptées à l’expérience inédite des 28 jours sous haute pression de l’expédition Gombessa : les robustes 500 Fathoms automatiques, étanches à 1 000 mètres de profondeur ou 100 bar. Vivre 24 h/24 en atmosphère hyperbare et respirer un mélange gazeux d’hélium et d’à peine 2 % d’oxygène impacte l’organisme des quatre aventuriers de l’extrême. La raréfaction de l’oxygène rend leurs aliments insipides et leur donne une voix de canard. Quid de leurs montres ? Elles aussi sont mises à rude épreuve, mais les gestes ralentis par la pression n’affectent pas leur remontage automatique. « Ce qui est important, c’est que la position de la montre change pour faire tourner la masse oscillante », explique-t-on chez Blancpain.

De même, les différences de température entre les profondeurs glacées et la chaleur du caisson de surface n’auront pas le temps de rigidifier les huiles des engrenages. Enfin, la valve à hélium (positionnée sur le côté gauche du boîtier en titane) prouve ici toute son utilité : sans elle, les microscopiques molécules d’hélium infiltrées à l’intérieur de la montre pourraient faire « sauter » le verre saphir au moment de la décompression. Celle-ci prendra quatre jours…

Infos

www.blancpain.com
Pour vivre de près l’aventure Gombessa V :
www.blancpain-ocean-commitment.com/gombessa-v#videos

 

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